EXPRESSION: ÊTRE MAL LUNÉ

mai 2, 2016

L’expression :

Être mal luné

Qu’est-ce que ça signifie ?

Être de bonne ou de mauvaise humeur

On dit que la lune a une influence profonde sur le comportement et l’état d’esprit des êtres humains, d’où l’origine de cette expression. Si vous broyez du noir, on dit que vous êtes mal luné.

Selon le psy américain Steven Parton, se plaindre est mauvais pour la santé physique et mentale. Rouspéter semble d’abord soulager le stress, mais quand on bougonne, on libère du cortisol, l’hormone du stress, et ça rend notre système immunitaire plus vulnérable. Donc mieux vaut arrêter de râler contre tout pour éviter d’avoir le cafard.

Pour les grincheux qui veulent se déstresser, pourquoi pas vous mettre au jardinage? Certains jardiniers programment leurs séances de jardinage, leurs semis, leurs plantations et même leurs récoltes en fonction de la croissance de la lune. Il paraît que l’attraction de la nouvelle lune fait remonter l’eau et influence la germination et la croissance des plantes. Aussi, en période de lune décroissante, les récoltes ont une saveur plus soutenue mais une qualité de conservation inférieure. Impossible de ronchonner quand on prend une bouchée d’une pomme cueillie de votre propre jardin!

Le contraire de mal luné est, naturellement, bien luné. J’espère que vous êtes bien luné ce lundi férié!


EXPRESSION : ÊTRE MAL LUNÉ

The expression

Être mal luné

What does it mean ?

To be in a bad mood, grumpy etc.

They say that the moon has a strong effect on human behaviour and frame of mind, hence the origin of this expression. If you’re down in the dumps, people say that you’re ‘mal luné’ (you got out of bed the wrong side).

According to American shrink Steven Parton, complaining is bad for your physical and mental health. At first, grumbling seems to relieve stress, but when you moan and groan, the stress hormone cortisol is released and this makes our immune system more vulnerable. So, it would be better to stop moaning and groaning about everything in order to avoid feeling blue.

For grumpy people who want to relax, why not take up gardening? Some gardeners schedule their gardening sessions, their sowings, their plantings and even their harvests according to the phases of the moon. Apparently the gravitational pull of the moon brings up water and affects germination and plant growth. Also, when the moon in waning, harvests have stronger flavour but less keeping qualities. Impossible to grouse when you bite into an apple picked from your own garden!

The opposite of ‘mal luné’ is, of course, ‘bien luné’ (in a good mood). Hope you’re in a good mood this Bank Holiday Monday!


LA RÉSERVE CITOYENNE

avril 25, 2016

Au lendemain des attentats de janvier 2015 contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher, le gouvernement français a eu l’idée de convoquer des bénévoles pour intervenir dans les écoles. Ils parleraient surtout de citoyenneté et des valeurs de la République, mais aussi de thèmes variés comme monde professionel, actualité et médias, histoire et mémoire, arts et culture, droit, santé, international et environnement. Le projet a été lancé en mai 2015.

Les cyniques protestaient que cette sorte de dispositif était déjà en place dans de nombreuses écoles comme par exemple des représentants de la police qui viennent sensibiliser les jeunes aux problèmes de la drogue etc. et que, en fait, on essayait de gérer la pénurie d’enseignants en faisant recours à des bénévoles.

Quels que soient les motifs du ministère de l’Éducation, la réserve citoyenne est une bonne idée qui semble avoir tourné ma, au moins dans certains cas L’écrivain Karine Miermont, une des 5000 bénévoles inscrits au projet, écrit dans un article de Libération, que l’initiative est une mascarade. Avec la dizaine d’autres réservistes qu’elle connaît à Paris, elle n’a jamais été appelé à se présenter dans une école. Elle accuse la réserve citoyenne de n’être que de l’affichage.

Si la réserve citoyenne sera couronnée de succès, l’avenir le dira. Qu’en pensez-vous?

THE CITIZEN RESERVE

Immediately after the January 2015 attacks on Charlie Hebdo and the Kosher Supermarket, the French government came up with the idea of inviting volunteers to give talks in schools. They would talk particularly about citizenship and the values of the Republic, but also on various topics such as the professional world, current affairs and media, history and memory, arts and culture, law, health, international and environment. The project was launched in May 2015.

Cynics protested that this sort of provision was already in place in numerous schools, like for example police representatives who come to raise awareness amongst young people of the danger of drugs etc., and that, actually, it was an attempt to deal with the shortage of teachers by resorting to volunteers.

Whatever the motives of the Ministry of Education, the citizen reserve is a good idea which, at least in certain cases, seems to have gone wrong. The writer Karine Miermont, one of the 5000 volunteers enrolled in the project, writes in an article in ‘Libération’ that the initiative is a farce. Along with the ten or so other reservists who she knows in Paris, she’s never been called on to show up at a school. She accuses the citizen reserve of being just for show.

Whether the citizen reserve will be a big success, only time will tell. What do you think?


NUIT DEBOUT

avril 18, 2016

La dernière fois que les paroles ‘Up All Night’ étaient sur toutes les lèvres, c’était en 2013 où la musique électronique de Daft Punk était le tube de l’été et on passait toute la nuit debout ‘pour être chanceux’. Mais, pour les jeunes Parisiens (et les pas si jeunes) une nuit debout est maintenant dans l’air du temps pour de toutes autres raisons.

On dit que Paris a changé définitivement après les attaques de novembre dernier: la présence de 6 500 soldats dans les rues de la capitale dans le cadre de l’Opération Sentinelle en est la preuve. Mais au même moment que le Président Hollande s’efforçait sur France 2 d’avoir un dialogue symbolique avec l’électorat, des milliers de personnes étaient en train de se rassembler Place de la République pour encore une nuit debout.

Depuis le 31 mars, chaque soir cet espace public a vu se former des assemblées pour discuter de l’avenir. C’est devenu un mouvement citoyen qui se répand partout en France. Ces manifestations se sont déclenchées en raison de la nouvelle loi travail et ont été alimentées par le film de François Ruffin Merci Patron (bande-annonce: https://vimeo.com/152136772 ). Le soutien populaire continue à croître surtout parmi les classes moyennes mais ce groupe amorphe ne revendique rien de précis, veut simplement parler ouvertement.

Les nuits debout font certainement du ramdam, surtout dans la presse alternative comme www.fakirpresse.info . Mais si ça rappelle fugitivement mai 68*, ceux qui veillent toute la nuit vont peut-être devoir formuler leurs priorités et leur programme plus précisément. Un atelier de discussion ne suffit pas pour refaire le monde mais est-ce un premier pas vers une VIe République, comme le réclame www.m6r.fr ?

* Voir mon article ‘Mai 68’ dans l’archive du 20 mai 2014

 

UP ALL NIGHT

The last time the words ‘Up All Night’ were on everyone’s lips was in 2013, when Daft Punk’s electronic music was the summer’s big hit and people stayed up all night ‘to get lucky’. But for young Parisians (and the not so young) ‘up all night’ is now fashionable for quite different reasons.

They say that Paris changed once and for all after the attacks last November: the presence of 6,500 troops in the capital’s streets as part of ‘Opération Sentinelle’ (Operation Sentry) is proof of this. But at the same when President Holland was struggling on France 2 (TV channel) to have a token dialogue with the electorate, thousands of people were gathering in the Place de la République for another ‘nuit debout’ (up all night).

Every evening since 31st March, this public space has seen people getting together to discuss the future. It’s become a citizens movement which is spreading all over France. These demonstrations were sparked off because of the new ‘loi travail’ (labour law) and have been fuelled by François Ruffin’s film ‘Merci Patron’ (Thanks Boss) (trailer: https://vimeo.com/152136772 ). Grassrooots support continues to grow, especially amongst the middle classes, but this amorphous group has no specific demands, they simply want to speak their minds.

The ‘up all nights’ are certainly kicking up a fuss, especially in the alternative press such as www.fakirpresse.info. But if this is fleetingly reminiscent of May 68*, the ‘up-all-nighters’ may have to formulate their priorities and their agenda more clearly. A talking shop isn’t enough to put the world to rights, but is it a first step towards a sixth Republic, as demanded by www.m6r.fr ?

* See my article ‘May 68’ in the archive for 20 May 2014.


PANAME

avril 11, 2016

Un seul sujet a tenu les manchettes ces derniers jours: les Panama Papers.Tandis que les médias britanniques se concentrent, on le comprend, sur l’implication de David Cameron dans l’affaire, ce sont les activités des proches de Marine Le Pen et le patrimoine de son père qui intéressent les journalistes français, ainsi que la découverte de l’identité du propriétaire d’un Modigliani qui aurait été spolié pendant la seconde Guerre Mondiale. Aussi, il paraît que la plupart des milliers de français impliqués sont des citoyens lambda.

Le mot Paname évoque aussi le scandale du XIXe siècle, c’est-à-dire l’affaire de corruption liée à la construction du canal du Panama. Là aussi, plusieurs hommes politiques et industriels étaient impliqués et des centaines de milliers de petits investisseurs ont été ruinés.

Paname c’est aussi un surnom familier de Paris et sa banlieue. Au début du XXe siècle, les Parisiens se sont engoués pour les chapeaux de paille ‘panama’, mis en vogue par les travailleurs qui creusaient le canal américain. Porté à l’origine pour se protéger du soleil, le panama est devenu un symbole d’élégance et synonyme de la capitale.

Paname est aussi le titre d’une chanson de Léo Ferré, un des titres les plus célèbres de son album du même nom.

Pour une courte vidéo (2:50) qui vous explique très clairement l’affaire:

http://www.lemonde.fr/panama-papers/article/2016/04/04/evasion-fiscale-si-vous-n-avez-rien-suivi-aux-panama-papers_4895259_4890278.html

 

 

PANAMA

There’s been only one subject hitting the headlines over the last few days: the Panama Papers. Whereas the British media are concentrating, understandably, on David Cameron’s involvement, it’s the activities of people close to Marine Le Pen and her father’s holdings which are of interest to French journalists, along with the identification of the owner of a Modigliani said to have been stolen during the second World War. Also, apparently most of the thousands of French people implicated are ordinary citizens.

The word ‘Panama’ also brings to mind the scandal of the 19th century, i.e. the corruption linked with the construction of the Panama Canal. There too, politicians and industrialists were involved and hundreds of thousands of small investors were ruined.

‘Paname’ is also a familiar nickname for Paris and its suburbs. In the early 20th century, there was a craze amongst Parisians for panama straw hats, made fashionable by the workers who were digging the American canal. Originally worn as protection against the sun, the panama became a symbol of elegance and synonymous with the capital.

Paname is also the title of a song by Léo Ferré, one of the most famous tracks on his album of the same name.

For a short video (2:50) which explains the affair very clearly:

http://www.lemonde.fr/panama-papers/article/2016/04/04/evasion-fiscale-si-vous-n-avez-rien-suivi-aux-panama-papers_4895259_4890278.html

 

 


MADAME LA MAIRE, J’AI UNE IDÉE

avril 4, 2016

La plateforme du budget participatif de la ville de Paris, dont j’ai fait mention dans mon article précédent, contient plein d’idées qui trouvent un écho chez les habitants de la ville lumière et qui fournissent un aperçu fascinant de la société française au début du 21e siècle.

Les catégories des projets proposés sont: cadre de vie, culture, économie et emploi, éducation et jeunesse, environnement, nature en ville, participation citoyenne, prévention et sécurité, propreté, solidarité, sport, transport et mobilité.

Parmi les idées: rendre les rues aux enfants au moyen de barrières mobiles pour les fermer à certaines heures, des fontaines à boire dans tout Paris, faire disparaître des murs aveugles en les végétalisant, plus de pistes cyclables, une journée sans pub, et ainsi de suite.

Même les idées qui paraissent un peu farfelues ont des mérites: Un Petit Lien de Parapluie suggère que les participants nouent un ruban à une baleine de leur parapluie qui invite un(e) inconnu(e) ‘à faire quelques pas au sec avec vous’. L’auteur estime l’impact social du projet serait considérable en réenchantant le quotidien des Parisiens.

Avec une population urbaine toujours en train d’augmenter, on décèle un fort désir de renouer avec la nature et de s’évader de la pollution. De la piétonnisation à la végétalisation, des rénovations aux installations, les gens veulent à tout prix améliorer leur qualité de vie et celle de leurs concitoyens.


MADAM MAYOR, I’VE GOT AN IDEA

The participatory budget platform of the city of Paris, which I mentioned in my previous post, contains loads of ideas which resonate with the inhabitants of the city of light and which provide a fascinating snapshot of French society in the early 21st century.

The categories for the proposed projects are: living environment, culture, economy and employment, education and youth, environment, nature in the town, citizen involvement, safety and security, cleanliness, solidarity, sport, transport and mobility.

Amongst the ideas: give the streets back to children by means of mobile barriers to close them at certain times, drinking fountains all over Paris, getting rid of blank walls by covering them in vegetation, more cycle paths, an advertising-free day, and so on.

Even the ideas which seem a bit whacky have their merits: ‘Sharing in the Rain’ suggests that participants tie a ribbon to a spoke of their umbrella which invites a stranger to ‘take a few steps in the dry with you’. The originator reckons that the project would have considerable social impact by bringing delight back into the daily lives of Parisians.

With an ever-increasing urban population, you can detect a strong desire to reconnect with nature and to get away from pollution. From pedestrianisation to greening of spaces, from renovations to installations, people are desperate to improve their quality of life and that of their fellow citizens.


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