LA RÉVOLUTION DU FREE-FLOATING

octobre 14, 2019

À Paris l’économie des petits boulots bat son plein. Un nouveau métier a surgi récemment, celui de juicer. Des auto-entrepreneurs rechargent les batteries de trottinettes.

Au mois de mai, il y avait déjà 15 000 trottinettes électriques en libre-service disponibles à Paris et le parc pourrait atteindre 40 000 avant la fin de l’année.

Le conseil de Paris, tout en soutenant cette alternative écolo à la voiture individuelle polluante, a dû adopter des mesures afin de protéger les piétons (on ne doit pas circuler sur les trottoirs), délimiter le stationnement, responsabiliser les opérateurs (déjà au nombre de 12) et réguler la flotte.

Beaucoup des juicers utilisent un véhicule pour récupérer les trottinettes. Pendant la journée on ne peut ramasser que les machines dont la batterie est vide. Après 9h du soir, on peut les ramasser toutes. Il faut les déposer avant 7 heures du matin, sinon on ne sera pas payé.

Inévitablement, la concurrence entre les juicers est forte. Un juicer aurait dit que c’est une activité “plutôt sportive: j’ai perdu 6 kilos depuis que j’ai commencé à charger des trottinettes”.

La trottinette a aussi débarqué à Bordeaux, Lyon, Marseille et Toulouse. La révolution du free-floating est en plein boum.

THE FREE-FLOATING REVOLUTION

The gig economy is in full swing. A new job has suddenly appeared in Paris, that of “juicer”. Self-employed people are working as electric scooter chargers.

In May there were already 15,000 self-service electric scooters available in Paris and the fleet could reach 40,000 by the end of the year.

The city council, whilst supporting this green alternative to polluting private cars, has had to adopt measures in order to protect pedestrians (riding on the pavement is not allowed), restrict parking, make operators (already there are 12 of them) understand their responsibilities and regulate the fleet.

A lot of the “juicers” use a vehicle to recover the scooters. During the day you’re only allowed to collect machines with flat batteries. After 9pm you can pick up any machine. You have to drop them off before 7 in the morning, otherwise you won’t get paid.

Inevitably there’s strong competition between “juicers”. A “juicer” is quoted as saying that it’s “a really athletic activity: I’ve lost 6 kilos since I started charging scooters”.

Scooters have also shown up in Bordeaux, Lyon, Marseille and Toulouse. The free-floating revolution is on the up.


L’ÂGE DE LA RETRAITE

octobre 7, 2019

À quel âge doit-on prendre sa retraite? C’est un sujet qui suscite souvent la polémique. Surtout récemment chez les 4 millions de femmes britanniques qui n’ont pas le droit à la restitution après le prolongement inattendu de leurs vies actives.

Et si on aime beaucoup son boulot et on n’a pas envie de prendre sa retraite? Christian Chenay, qui vient de fêter ses 98 ans, n’a pas encore l’intention d’abandonner son métier. Le médecin praticien le plus âgé de France travaille 60 heures par semaine. Son propre fils, médecin lui aussi, a pris sa retraite à l’âge de 67 ans. Une situation inquiétante: la moitié des médecins généralistes français ont plus de 60 ans.

Selon M. Chenay, si on ne travaille plus, on déconnecte très vite et la santé s’en va. Et, en plus, ses patients comptent sur lui. Il habite une banlieue parisienne où les revenus sont faibles et il n’y a que trois médecins pour une population de 19 000. M. Chenay est le seul à accepter de voir des patients dans son cabinet sans rendez-vous.

Ce médecin dévoué a remarqué des changements récemment? Il paraît que beaucoup de patients essaient d’établir un diagnostic sur Internet, mais c’est souvent erroné. Aussi, la violence domestique est en hausse.

Les conseils du docteur Chenay pour une longue vie: éviter le tabac, l’alcool et les drogues, rester actif et gérer le stress.

RETIREMENT AGE

At what age should we retire? It’s a subject which stirs up a lot of controversy. Particularly recently amongst 4 million British women who aren’t entitled to restitution following the unexpected extension of their working lives.

What if you really love your work and don’t feel like retiring? Christian Chenay, who’s just celebrated his 98th birthday, isn’t intending to give up his job yet. France’s oldest practising doctor works 60 hours a week. His own son, also a doctor, retired at the age of 67. A worrying situation: half of French GPs are aged over 60.

According to Mr Chenay, if you no longer work, you lose touch with things very quickly and your health goes. And, in addition, his patients depend on him. He lives in a low-income Parisian suburb where there are only three doctors for a population of 19 000. Mr Chenay is the only one who sees patients at his surgery without an appointment.

Has this dedicated doctor noticed changes recently? Apparently, many patients try to self-diagnose on the Internet, but they’re often wrong. Also, there’s an increase in domestic violence.

Doctor Chenay’s advice for a long life: avoid tobacco, alcohol and drugs, stay active and manage stress.


LA PELUCHOLOGIE: UNE NOUVELLE SCIENCE?

septembre 30, 2019

Les jeunes habitants de la région Toulousaine se sont précipités à aider les chercheurs de l’université à l’occasion de la nuit européenne des chercheurs le 27 septembre. On leur avait demandé d’y déposer leurs nounours.

Beige, jaune ou blanc? Poil long ou court? Taille de la tête? L’équipe essaie de comprendre quels sont les traits qui font qu’un ourson en peluche est plus réconfortant qu’un autre. Le projet associe des chercheurs en sciences naturelles et en sciences cognitives qui photographient les “participants” et interrogent le public pour comparer leurs réactions aux différents nounours.

Bien sûr les enfants peuvent retrouver leurs nounours sains et saufs après cette grande expérience participative. On attend avec impatience les résultats qui seront publiés en ligne.

Entretemps, parmi toutes les nécrologies, hommages, critiques et articles qui ont suivi la disparition de l’ancien président de la République Jacques Chirac jeudi dernier, j’ai recueilli cette petite histoire charmante. Selon Le Monde, questionné en 1982, pour une raison indéterminée, sur l’animal en peluche de son enfance, Monsieur Chirac, à cette époque maire de Paris, a répondu le plus sérieusement du monde : « Je n’avais pas d’ours, mais j’avais un lapin auquel je tenais beaucoup ».

Si vous avez des souvenirs d’enfance concernant vos animaux en peluche, n’hésitez pas à les partager avec nous. Mon nounours préféré habite toujours chez moi …

CUDDLYTOYOLOGY: A NEW SCIENCE?

Young inhabitants of the Toulouse area rushed to help researchers at the university on the occasion of the European researchers night on 27 September. They had been asked to leave their teddies there.

Beige, yellow or white? Long or short hair? Size of head? The team is trying to understand what features make one teddy bear more comforting than another. The project brings together natural science and cognitive science researchers who are photographing the “participants” and asking the public questions to compare their reactions to different teddies.

Of course the children can get their teddies back safe and sound after this big participative experiment. We impatiently await the results which will be published on line.

Meanwhile, amongst all the obituaries, tributes, criticism and articles which have followed the death of former President Jacques Chirac last Thursday, I noted this charming little story. According to Le Monde, asked in 1982, for some unknown reason, about the cuddly toy he had as a child, Mr Chirac, mayor of Paris at that time, replied completely seriously: “I didn’t have a bear, but I had a rabbit which I was very attached to”.

If you have any childhood memories about your cuddly toys, don’t hesitate to share them with us. My favourite teddy still lives at my place …


C’EST UNE BONNE PLANQUE!

septembre 16, 2019

Il y en a qui ont de la veine. Il semble que, si vous êtes fonctionnaire en France, vous avez un emploi à vie, parfois même sans devoir travailler.

Le journal Midi Libre a dévoilé le cas d’un fonctionnaire à Pérols dans l’Hérault qui reçoit son salaire depuis douze ans sans rien faire.

L’employé a travaillé pendant 18 ans à la mairie, mais suite à un litige avec l’équipe municipale, comme le prévoit la loi, le cadre en question a été rattaché au centre de gestion de la fonction publique de l’Hérault qui devait lui trouver un nouveau poste. Mais ça fait déjà 12 ans sans qu’une solution se présente: le cadre reste sans affectation. En attendant, son salaire doit être payé à 75% par son ancien employeur et à 25% par le centre de gestion. On estime que la situation a coûté 483 000 euros à la ville.

Le maire, Jean-Pierre Rico, est prêt à aller jusqu’à la plus haute juridiction pour régler la situation. Selon lui, la commune n’est pas isolée car une trentaine d’agents privés d’emploi depuis 1990 sont toujours au registre des effectifs du centre de gestion.

Je trouve ça plus qu’ubuesque” a-t-il dit, “c’est du grotesque le plus total … la loi, en l’occurrence, est absurde”.

NICE WORK IF YOU CAN GET IT!

Some people have all the luck. Apparently, if you’re a civil servant in France, you’ve got a job for life, sometimes without even having to work.

The newspaper Midi Libre has revealed the case of a civil servant in Pérols in the Hérault who’s been being paid for twelve years without doing anything.

The employee worked at the town hall for 18 years, but following a dispute with the municipal team, as stipulated by the law, the executive in question was transferred to the administrative centre of the Hérault civil service, which was supposed to find him a new job. But it’s been 12 years without a solution being found: the manager remains without a posting. Meanwhile, 75% of his salary has to be covered by his former employer and 25% by the administrative centre. It’s estimated that the situation has cost the town 483,000 euros.

The mayor, Jean-Pierre Rico, is prepared to go to the highest appeal court in order to settle the matter. According to him, the commune is not alone as around 30 people who’ve lost their jobs since 1990 are still on the payroll of the administrative centre.

I find this beyond ludicrous” he said “it’s totally grotesque … the law, in this case, is absurd”.


AU REVOIR AZERTY, BONJOUR BÉPO

septembre 9, 2019

Avez-vous des difficultés à taper en français sur votre ordinateur? Vous oubliez les accents? Ça vous intéressera peut-être de savoir que vous n’êtes pas seul.

Le clavier normalisé en France, l’«AZERTY», est peu adapté aux usages du français. Il n’y a pas de touche pour accentuer les lettres en majuscules. Pourtant, l’Académie Française recommande l’usage des accents sur les majuscules. Si vous utilisez Windows ou Libre Office, il faut passer par une manipulation compliquée pour les insérer dans votre texte. Les signes de ponctuation et les caractères spéciaux les plus utilisés en français sont peu ergonomiques.

L’association française de normalisation (AFNOR) à la rescousse! Elle a reconnu les limites du clavier AZERTY et s’est appliquée à faciliter la saisie. Elle a proposé deux solutions: un clavier AZERTY 2.0 (où les lettres ne changent pas de place, mais où on a rectifié le tir pour les caractères spéciaux et la ponctuation) et un deuxième modèle, BÉPO, entièrement repensé, avec les lettres les plus utilisées placées sur la ligne du milieu.

Taper sans regarder le clavier doit être désormais un jeu d’enfant!

BYE BYE AZERTY, HELLO BÉPO

Do you have trouble typing in French on your computer? Do you miss out the accents? You may be interested to know that you’re not alone.

The standard keyboard in France, the «AZERTY», is not well adapted to French use. There are no keys to put accents on capital letters. And yet, the Académie Française recommends using accents on capitals. If you’re a Windows or Libre Office user, you have to go through a complicated procedure to inset them in your text. The most used punctuation signs and special characters in French are not very ergonomic.

The French standardisation organisation (AFNOR) to the rescue! They’ve recognised the limitations of the AZERTY keyboard and put their minds to making typing easier. They came up with two solutions: an AZERTY 2.0 keyboard (where the letters haven’t moved, but they’ve made adjustments for special characters and punctuation) and a second model, BÉPO, completely redesigned, with the most common letters placed on the middle line.

Touch typing should be child’s play from now on!