LES VIGNOBLES DE MONTMARTRE

octobre 16, 2017

Le temps des vendanges est sur le point de se terminer. Saviez-vous qu’il y a des vignobles à Montmartre en plein centre de Paris?

On ne sait pas exactement à quelle date la présence de vignes sur la butte Montmartre remonte, mais c’est probablement à l’époque gallo-romaine.

Autrefois, il faut le dire, le Clos Montmartre, comme on l’appelle, était considéré comme de la piquette. Mais aujourd’hui, un oenologue et un vigneron s’occupent des vignes et de la vinification de ce vin bio qui est d’une qualité excellente. Le vignoble de poche contient plusieurs variétés des vignes les plus classiques de France, ainsi que des hybrides vigoureux.

Des agents de la ville de Paris et des bénévoles se retrouvent chaque année pour récolter 1000 kg de raisins. Les bénéfices des 1800 bouteilles annuelles de Clos Montmartre vendues vont aux oeuvres sociales du Comité des Fêtes et D’Action Sociale de Montmartre.

Chaque année depuis 80 ans, le deuxième week-end d’octobre, plus de 400 000 personnes assistent à la Fête des Vendanges de Montmartre. À votre santé!

THE VINEYARDS OF MONTMARTRE

The grape-picking season is about to end. Did you know that there are vineyards in Montmartre right in the middle of Paris?

It’s not known exactly how long there have been vines on the Montmartre Hill, but it’s probably since the Gallo-Roman period.

In the past, it must be said, the Clos Montmartre, as the wine is known, was considered to be plonk. But today, a wine expert and a winemaker look after the vines and the production of this excellent quality organic wine. The pocket-sized vineyard contains several varieties of France’s most classic vines, as well as some vigorous hybrids.

Paris city council workers and volunteers meet up every year to harvest 1000 kg of grapes. The profits from the annual sales of 1800 bottles of Clos Montmartre go to charities run by the Festival & Social Action Committee in Montmartre.

Every year for the past 80 years, on the second weekend in October, more than 400,000 people join in the Montmartre Grape Harvest Festival. Cheers!

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UNE NOUVELLE GÉNÉRATION DE COLONNES MORRIS

septembre 25, 2017

En juin 2013, j’ai écrit au sujet de la disparition de beaucoup des colonnes Morris traditionnelles de Paris, censément pour désencombrer l’espace public et lutter contre l’affichage sauvage. Pourtant, l’innovation est maintenant prête à remplacer la désuétude.

Une colonne Morris capable de capter autant de dioxyde de carbone qu’une centaine d’arbres vient d’être installée dans le quartier Alésia du XIVe arrondissement de Paris.

On dit que la nouvelle éco-colonne va pouvoir fixer au minimum une tonne de CO2 en une année. Elle prétend aussi capter une partie de l’oxyde d’azote produit par les véhicules.

Le réservoir qui a 4m de hauteur et 2,5m de diamètre contient une culture de micro-algues qui absorbent le CO2. Les micro-algues se multiplient et serviront ensuite à produire du biométhane. C’est une solution gagnant-gagnant que vous allez peut-être voir bientôt dans une ville près de chez vous.

A NEW GENERATION OF MORRIS COLUMNS

In June 2013, I wrote about the disappearance of a lot of Paris’ traditional Morris columns, supposedly to declutter public spaces and fight against excessive fly-posting. However, innovation is now set to replace obsolence.

A Morris column which can capture as much carbon dioxide as around a hundred trees has recently been installed in the Alésia area of Paris’ 14th arrondissement.

Apparently the new eco-column will be able to fix a minimum of a ton of CO2 in a year. It also claims to capture some of the nitrogen oxide emitted by vehicles.

The 4 metre high, 2.5 metre diameter reservoir contains a culture of micro-algae which absorb the CO2. The microalgae multiply and will then be used to produce biomethane. It’s a win-win solution which may be coming soon to a town near you.


LA PUB AU THÉÂTRE: IL NE MANQUAIT PLUS QUE ÇA

septembre 18, 2017

C’est une première en France. De Paris à Marseille, d’Avignon à La Rochelle, depuis la rentrée 2017, dix-sept théâtres français diffusent des spots publicitaires et des bandes-annonces sur un écran avant le lever du rideau.

La ODW, spécialiste du marketing digital, a pour premier cible les théâtres de boulevard et les spectacles de stand-up. Ils espèrent toucher près de 2 millions de spectateurs. Pas plus de quatre messages publicitaires sont diffusés en alternance avec des bandes-annonces et la durée est limitée à quatre minutes. Ils se concentrent sur les secteurs bancaires et les produits haut de gamme: les voitures, la bijouterie, les parfums.

D’accord, beaucoup de théâtres se trouvent dans une impasse avec la baisse des revenus et des aides et subventions. Mais la pub s’est insinuée dans presque chaque aspect de notre vie quotidienne et le théâtre restait jusqu’ici un refuge de ce bombardement. On supporte la situation en concluant que les théâtres ont trouvé le bon filon si cela les empêche de faire faillite? Ou on se soulève contre ce dernier assaut en boycottant ces spectacles?

Il est probablement trop tard pour changer la donne. La ODW serait en discussion avec une vingtaine d’autres théâtres pour la saison 2018. On se trouve sur une pente savonneuse et le chemin du retour sera difficile à trouver.

Lecture complémentaire: Les Trois Coups dans l’archive du 21 mars 2016

ADS AT THE THEATRE: THAT WAS ALL WE NEEDED

It’s a first in France. From Paris to Marseille, from Avignon to La Rochelle, since the start of the autumn 2017 season, seventeen French theatres have been showing advertisements and trailers on a screen before the curtain goes up.

ODW, digital marketing specialists, are targeting comedy theatres and stand-up venues. They hope to reach nearly 2 million theatre-goers. No more than four commercials are being shown, alternating with trailers and the duration is restricted to four minutes. They are focusing on the banking sector and high-end products: cars, jewelry and perfume.

OK, a lot of theatres find themselves in a double-bind with the drop in income and subsidies. But advertising has insinuated itself into almost every aspect of our daily life and until now the theatre was a refuge from this bombardment. Should we put up with the situation, concluding that theatres are on to a good thing if it stops them going broke? Or should we rise up against this latest assault and boycott these shows?

It’s probably too late to change things. ODW is said to be in discussion with twenty or so other theatres for the 2018 season. It’s the thin of the wedge and the way back will be hard to find.

Further reading: “The Three Knocks” in the archive dated 21 March 2016


LA RENTRÉE LITTÉRAIRE

septembre 3, 2017

La rentrée n’est plus seulement une occasion réservée aux enfants. Bien sûr on parle de la rentrée scolaire, mais, de nos jours, il est aussi question de la rentrée politique et de la rentrée littéraire.

Pour les bibliophiles, c’est le moment de l’embarras du choix. En 2017, 390 romans français seront annoncés entre la mi-août et octobre, par rapport à 363 en 2016, y compris 81 premiers romans. La lecture est incontestablement un passe-temps encore populaire en France, malgré l’attrait d’Internet.

La course aux prix littéraires est bien entamée: Goncourt, Femina, Médicis et beaucoup d’autres encore. Les ventes des livres gagnants vont exploser, au bonheur de leurs maisons d’édition et des libraires.

D’autres manières de décrire quelqu’un qui aime les livres: un rat de bibliothèque, un dévoreur/une dévoreuse de livres, un bouquineur/bouquineuse. À noter que les traductions des mots librairie et bibliothèque en anglais sont contraires à l’intuition: librairie veut dire bookshop, tandis que library se traduit par bibliothèque.

Bonne lecture!

THE AUTUMN LITERARY SEASON

The start of the new school year is no longer only an occasion reserved for children. Of course we talk about going back to school, but nowadays, we also talk about the new political season and the new literary season.

It’s a time when book lovers are spoilt for choice. In 2017, 390 French novels will come out between mid-August and October, compared to 363 in 2016, including 81 first novels. Reading is undoubtedly still a popular pastime in France, despite the attraction of the Internet.

The race for literary prizes is well underway: Goncourt, Femina, Médicis and many others too. Sales of the winning books will rocket, much to the joy of their publishers and booksellers.

Other ways of describing someone who loves books: ‘un rat de bibliothèque’ (a library rat), ‘un dévoreur/une dévoreuse de livres’ (a bookworm), ‘un bouquineur/une bouquineuse’ (a bookworm). Note that the English translations of the words ‘librairie’ and ‘bibliothèque’ are counter-intuitive: ‘librairie’ means ‘bookshop’, whilst ‘library’ is translated as ‘bibliothèque’.

Happy reading!


CINQ FRUITS ET LÉGUMES: ON CONNAÎT TOUS LE SLOGAN

août 21, 2017

Mangez cinq fruits et légumes par jour: on connaît bien le slogan mais le respecter est tout autre chose. Selon une étude du Crédoc* publié récemment, les jeunes Français d’aujourd’hui mangent quatre fois moins de fruits et légumes que leurs grands-parents. Une statistique choquante quand même, surtout étant donné la disponibilité de tant de fruits et légumes délicieux dans nos magasins.

La recommandation de santé publique qui date de 2001 est devenue banale et est souvent ignorée. Une hausse de consommation jusqu’en 2010 a été effaceé par la crise économique.

Seul un quart des Français respecte la consigne de consommer cinq fruits et légumes par jour. Chez les jeunes de 2 à 17 ans, seulement 6% consomment plus que la recommandation et le nombre de petits consommateurs (moins de deux portions quotidiennes) a augmenté à 45%, une vraie fracture alimentaire.

La question éternelle: qu’est-ce que c’est qu’une portion? Deux raisins ou trois petits pois ne valent pas pour une portion! Il vous faut 80-100 g par portion, par exemple une tomate de taille moyenne, une poignée de haricots verts, deux abricots, une banane, un bol de soupe. Plus les végétaux consommés sont diversifiés, mieux c’est.

Quand on considère les conclusions d’une étude britannique publiée dans le Journal of Epidemiology and Community Health qui a constaté une chute de 42% du risque de décès parmi des personnes âgées de plus de 35 ans qui consommaient plus de sept fruits et légumes par jour, c’est une affaire simple.

*Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie

FIVE FRUIT AND VEG: WE ALL KNOW THE SLOGAN

Eat five fruit and vegetables per day: we know the slogan well but obeying it is quite different. According to a study recently published by Crédoc*, young French people today eat four times less fruit and vegetables than their grandparents. It really is a shocking statistic, especially given the availability of so many delicious fruit and vegetables in our shops.

The public health recommendation which dates back to 2001 has become trite and is often ignored. An increase in consumption up until 2010 has been wiped out by the economic crisis.

Only a quarter of French people follow the instructions to eat five fruits and vegetables a day. Amongst young people aged 2 to 17, only 6% eat more than the recommendation and the number of small consumers (less than two portions a day) has increased to 45%, a real food divide.

The eternal question: what constitutes a portion? Two grapes or three peas don’t count as a portion. You need 80-100 g per portion, for example a medium-sized tomato, a handful of green beans, two apricots, a banana, a bowl of soup. The wider the variety of plants eaten, the better.

When you consider the conclusions of a British study published in the Journal of Epidemiology and Community Health which showed a 42% decreased risk of death in people aged over 35 who ate more than seven fruit and vegetables per day, it’s an open and shut case.