NON AU JOUR SANS PAIN

décembre 10, 2018

Les propriétaires d’une boulangerie dans le Calvados qui ouvre 7 jours sur 7 se sont retrouvés devant le tribunal de Caen. Leur crime? ‘Vente ininterrompue de pain”. Ils risquent d’écoper d’une forte amende.

Il paraît qu’en France seulement 18 départements autorisent la vente non-stop de pain. Mais le Calvados n’est pas parmi eux. Une grande partie de la population pourtant soutient la boulangerie et organise une pétition contre la fermeture hebdomadaire.

D’autres boulangers ont trouvé des lacunes dans la législation. Dans le magasin La Feuillette à Mondeville (Basse-Normandie), leurs ‘jours de fermeture’, ils vendent des sandwiches et des gâteaux, mais pas de simples pains. Pour le pain, ils ont installé un distributeur dans le parking, car la loi ne s’applique pas aux machines.

Le Président Macron encourage les gens à travailler mais la fermeture de la boulangerie La Boulaga un jour par semaine obligerait les propriétaires à se séparer de deux employés. L’affaire doit leur sembler longue comme un jour sans pain.On ne peut pas s’empêcher de penser que la loi est tordue.

NO TO A DAY WITHOUT BREAD

The owners of a bakery in Calvados which opens 7 days a week found themselves in front of a court in Caen. Their crime? “Uninterrupted sale of bread”. They risk receiving a big fine.

It seems that in France only 18 ‘départements’ allow the non-stop sale of bread. But Calvados is not amongst them. However, the vast majority of locals are supporting the bakery and are organising a petition against the weekly closure.

Other bakeries have found loopholes in the law. In the ‘La Feuillette’ shop in Mondeville (Lower Normandy), on their ‘closed’ days, they sell sandwiches and cakes, just not loaves. For bread, they’ve installed a vending machine in the car park, since the law does not apply to machines.

President Macron is encouraging people to work, but the closure of the La Boulaga bakery one day a week would force the proprietors to let two employees go. This whole business must seem to be taking a month of Sundays. You can’t help thinking that the law is an ass.

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GILETS JAUNES ET GILETS ORANGE OEUVRENT MAIN DANS LA MAIN

décembre 3, 2018

Gilets jaunes, gilets orange … Cela semble une comptine, mais il ne s’agit pas d’un jeu d’enfant. C’était impossible de manquer aucun des deux groupes porteurs de gilet le week-end passé. Même au Royaume-Uni, avec son histoire interminable de Brexit, les violences à Paris ont fait les manchettes. Les gilets jaunes manifestaient contre la hausse du prix de l’essence du gouvernement en bloquant les routes françaises, tandis que les gilets orange participaient à une grande collecte de denrées alimentaires pour les banques alimentaires.

Pourtant il y avait des conséquences inattendues du moment choisi, car les blocages de la circulation ont eu pour résultat le retrait de certaines grandes surfaces de la collecte, faute d’approvisionnement, sans compter le nombre réduit de clients. Nullement découragés, les gilets jaunes voulaient atténuer ces effets imprévus et distribuaient la pub de la banque alimentaire en signe de solidarité.

Chaque année de plus en plus de personnes se trouvent en situation de précarité en France. Les bénéficiaires des banques alimentaires et des Restos du Coeur sont pour la plupart des chômeurs, des personnes âgees, des familles monoparentales et des malades de longue durée, qui deviennent tous de plus en plus nombreux.

La popularité du chef de l’État est en chute libre et entretemps, la violence perpétrée par une minorité des manifestants, surtout en plein centre de Paris, place Emmanuel Macron et son gouvernement dans une situation délicate et risque d’éclipser les revendications des manifestants.

YELLOW VESTS & ORANGE VESTS WORKING HAND IN HAND

Yellow vests, orange vests … It sounds like a nursery rhyme, but it’s not about a child’s game. It was impossible to miss either of the two gilet-wearing groups last weekend. Even in the UK with its interminable Brexit story, the violence in Paris grabbed the headlines. The yellow vests were demonstrating against the government’s petrol price hike by blocking French roads, whereas the orange vests were taking part in a big collection of foodstuffs for food banks.

However there were unexpected consequences to the timing, since the traffic blockages resulted in some large stores dropping out of the collection, due to a shortage of stocks, to say nothing of the reduced number of customers. Undaunted, the yellow vests wanted to mitigate these unforeseen effects and were distributing food bank leaflets as a sign of solidarity.

Every year more and more people find themselves in precarious situations in France. The beneficiaries of food banks and ‘Restos du Coeur’ (soup kitchens) are mainly the unemployed, old people, single parent families and long-term sick, all of whom are becoming more numerous.

The head of state’s popularity is in free fall and meanwhile, the violence perpetrated by a minority of protesters, especially right in the centre of Paris, puts Emmanuel Macron and his government in a difficult position and risks eclipsing the protesters’ demands.


BIEN CHEZ MOI

novembre 26, 2018

Un magasin pilote destiné aux seniors vient d’ouvrir à Flers dans l’Orne. Mais ça ne ressemble en rien au rayon seniors des pharmacies où s’empilent alèses, protections incontinence et déambulateurs.

C’est le groupe Les Mousquetaires (Intermarché, Bricomarché) qui a conçu l’idée de cette nouvelle enseigne qui propose des produits bien-être, aménagement intérieur er loisirs.

Le magasin organise des ateliers, des conférences et des démonstrations qui abordent des sujets aussi variables que le sommeil, l’alimentation saine et les rencontres.

C’est un nouveau concept qui vise les retraités qui deviennent de plus en plus nombreux en France. Les plus de 50 ans représentent déjà 60% des dépenses alimentaires et 57% des dépenses de loisirs. On prévoit une progression des plus de 60 ans de 25% d’ici 2030, mais cette population vieillissante, la génération papy boom comme on dit, a un fort pouvoir d’achat et n’est pas aux pièces.

Le choix de Flers pour l’implantation de cette boutique innovante était judicieux, étant donné que la population compte 20% de seniors en plus que la moyenne nationale actuelle.

À propos, à mon avis, le mot vieillard semble un peu péjoratif ou dépréciatif quand on parle des personnes âgées. Mieux vaut utiliser les termes assez neutres de senior ou personne âgée. Si on veut se moquer d’eux, on peut toujours dire les croulants!

FEELING GOOD AT HOME

A pilot store aimed at older people has just opened in Flers in the Orne. But it bears no resemblance to the older persons department in chemists with their piles of mattress protectors, incontinence pads and zimmer frames.

It’s The Musketeers group (Intermarché, Bricomarché) which came up with the idea of this new brand which is offering well-being, home adaptation and leisure products.

The shop organises workshops, lectures and demonstrations tackling subjects as varied as sleep, healthy eating and meet-ups.

It’s a new concept which is targeting retired people who are becoming more and more numerous in France. The over-fifties already represent 60% of food spending and 57% of leisure spending. With a 25% increase in the over-sixties predicted by 2030, this ageing population, the granddad boom generation as its called, has big purchasing power and has all the time in the world.

Setting up this innovative new shop in Flers was a judicious choice, given that it has 20% more seniors than the current national average.

By the way, in my opinion, the word ‘vieillard’ seems a little pejorative or disparaging when you’re talking about old people. Better to use the fairly neutral terms ‘senior’ or ‘personne âgée’. If you want to make fun of them, you can always say ‘les croulants’ (old fogies)!


LA NOSTALGIE DU TÉLÉGRAMME

novembre 19, 2018

Une page d’histoire vient de se tourner. Orange a mis fin à une pratique remplacée aujourd’hui par les technologies modernes. Né avec le télégraphe aux États-Unis, le télégramme est arrivé en France en 1879 et a tiré sa révérence à 23h59 le 30 avril dernier.

Surnommé affectueusement “le petit bleu”, le télégramme annonçait une nouvelle urgente, souvent triste mais parfois joyeuse. Mais finalement, il a dû se mettre au goût du jour et céder le passage au téléphone, télex, fax, SMS et mail. La concision des tweets rappelle peut-être celle des télégrammes.

On a quand même la nostalgie d’une autre époque, moins frénétique que la nôtre. Vous rappelez-vous la triste chanson d’Édith Piaf “Le Télégramme”? https://www.youtube.com/watch?v=fRBM9eoM6eg ou le sketch des années 60 d’Yves Montand en conversation avec une télégraphiste: https://www.dailymotion.com/video/xbfr8f     Autre temps, autre moeurs ……

Voici un tweet de Christophe Ndi, salarié d’Orange: « Bon vent et merci à tous nos collègues qui faisaient encore fonctionner ce service- STOP et FIN ».

La photo démontre un télégramme qui annonçait l’armistice en 1918.

REMINISCING ABOUT TELEGRAMS

History has turned a page recently. Orange has put a stop to a practice which has been replaced these days by modern technology. Originating with the telegraph in the United States, the telegram arrived in France in 1879 and passed peacefully away at 23.59 on 30 April this year.

Affectionately known as “the little blue one”, a telegram announced an urgent piece of news, often sad but sometimes joyful. But in the end, it had to be brought in line with current tastes and give way to the telephone, telex, fax, text messages and email. The brevity of tweets has perhaps something of the telegram about them.

Nevertheless we like to reminisce about another era, less frenetic than today. Do you remember Édith Piaf’s sad song “The Telegram”? https://www.youtube.com/watch?v=fRBM9eoM6eg or Yves Montand’s sixties sketch in conversation with a telegram operator? https://www.dailymotion.com/video/xbfr8f  It was a different era ……

Here’s a tweet from Christophe Ndi, an Orange employee: “Fair wind and thanks to all our colleagues who kept this service going STOP and END”.

The photo shows a telegram announcing the armistice in 1918.


UNE PETITE RÉVOLUTION À DUNKERQUE

novembre 5, 2018

Dunkerque: une ville française qui est surtout bien connue à cause de l’évacuation des troupes alliées pendant la deuxième Guerre Mondiale. Mais la ville a maintenant une autre raison pour être remarquable. Depuis le premier septembre, les transports publics à Dunkerque deviennent gratuits.

Changer les habitudes des habitants, les convaincre à prendre le bus à la place de la voiture, c’est beaucoup demander, mais ça vaut la peine d’essayer. L’objectif est de doubler le trafic passager d’ici 2020. Dunkerque est ainsi au premier plan de la lutte contre la domination de la voiture et la pollution de l’air qui en résulte.

D’autres villes plus petites ont ouvert la voie. À Châteauroux, par exemple, la gratuité des transports en commun date de 2001. D’autres villes plus grandes, comme Tallinn en Estonie, réservent la gratuité aux résidents. Mais Dunkerque sort le grand jeu.

Plus de tickets, plus de cartes de bus, plus de validation, plus de fil d’attente à la porte. Une augmentation du parc de véhicules avec trente nouveaux bus alimentés par le GNV (gaz naturel pour véhicules), connectés au Wi-Fi et avec prises de recharge USB au-dessus du bouton arrêt demandé.

Dunkerque prend une meilleure tournure. La place Jean-Bart, autrefois remplie de voitures, est devenue piétonne et les trottoirs du grand boulevard Alexandre III ont été élargis et dotés d’élégants auvents.

Sans aucun doute, Dunkerque a une longueur d’avance. Vive la révolution!

A SMALL REVOLUTION IN DUNKIRK

Dunkirk: a French town which is particularly famous because of the evacuation of Allied troops during the second World War. But the town now has another reason to be noteworthy. Since 1st September, public transport in Dunkirk has been free of charge.

Getting people to change their habits, persuading them to take the bus instead of the car, is a big ask, but it’s worth a try. The aim is to double passenger numbers by 2020. This puts Dunkirk in the forefront of the fight against the domination of the car and consequent air pollution.

Other smaller towns have paved the way. In Châteauroux, for example, public transport has been free since 2001. Other larger towns, like Tallinn in Estonia, make it free for residents. But Dunkirk is pulling out all the stops.

No more tickets, no more bus passes, no more validation, no more queues at the door. An increase in the vehicle fleet with thirty new buses powered by natural gas, with Wi-fi and USB charging points above the stop request button.

Dunkirk is making a change for the better. Jean-Bart square, previously traffic-ridden, has been pedestrianised and the pavements of the wide Alexandre III boulevard have been widened and equipped with elegant shelters.

Dunkirk is definitely ahead of the game. Long live the revolution!