À QUOI SERT UN JARDIN?

février 19, 2018

Selon le dictionnaire, la définition d’un jardin est la suivante: terrain où l’on plante des végétaux comestibles ou d’agrément. C’est une définition assez générale car les jardins ne signifient pas la même chose pour tout le monde.

La liste des activités qu’on peut faire dans un jardin est sans limite, mais comprennent, entre autres: cultiver, jouer, se détendre, se reposer, cuisiner, manger, observer, communier avec la nature, s’entraîner et ainsi de suite.

Qu’est-ce que ça représente pour vous? Un passe-temps ou une corvée? Une compétence pratique qu’on peut apprendre ou un art? On dit qu’avoir la main verte est un talent inné, mais des millions de jardiniers réfutent cette notion.

Grand ou petit, un jardin vous permet d’échapper le train-train quotidien. Si le métro, boulot, dodo vous donne le cafard, rien ne vaut une petite heure au jardin. Et même si vous n’avez qu’un balcon, il est quand même possible d’accomplir des miracles de jardinage. Comme dit Voltaire: Il faut cultiver notre jardin.

Lecture complémentaire: Voir article dans l’archive du 11 novembre 2014 https://saliannefrenchfocus.wordpress.com/2014/11/18/il-faut-cultiver-notre-jardin/

WHAT’S A GARDEN FOR?

According to the dictionary, a garden is defined as follows: land where you plant edible or ornamental vegetation. It’s rather a broad definition as gardens mean different things to different people.

The list of things you can do in a garden is endless but includes, amongst others: growing, playing, relaxing, resting, cooking, eating, observing, communing with nature, working out and so on.

What does a garden mean to you? A pastime or a chore? A practical skill that can be learnt or an art? They say that having green fingers is an innate talent, but millions of gardeners refute this idea.

Large or small, a garden can allow you to escape the daily grind. If the nine-to-five routine is getting you down, there’s nothing better than spending an hour in the garden. And even if you only have a balcony, it’s still possible to work gardening miracles. As Voltaire says: We must cultivate our gardens.

Further reading: See my article in the archive dated 11 November 2014   https://saliannefrenchfocus.wordpress.com/2014/11/18/il-faut-cultiver-notre-jardin/

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MADAME LA MAIRE FAIT DES VAGUES

janvier 15, 2018

Doit-on faire la bise à tous ses collègues de travail? Cette habitude ne plaît pas à Aude Picard-Wolff, la maire de Morette, une petite commune dans l’Isère. Elle a donc annoncé qu’elle ne va plus le faire de façon systématique.

Elle a envoyé un mail à ses 73 collègues de la communauté pour leur demander de ne plus lui faire la bise. Elle pense que ce geste peu hygiénique ne signifie plus rien et fait perdre du temps. Elle avoue être arrivée en retard aux réunions afin d’éviter de devoir faire la bise à tout le monde.

Autrefois, la bise était surtout réservée aux membres de la famille. Les jeunes femmes s’embrassaient déjà au XIXe siècle mais, entre garçons et filles, l’habitude fait partie de la mouvance post-soixante-huitarde. La maire a reçu beaucoup de réactions, mais la majorité des commentaires expriment le soulagement.

Il y a d’autres façons de se saluer: se serrer la main, se faire un “tchek” à l’américaine (poing contre poing), sourire ou simplement dire bonjour. La bise relève du quotidien des Français, mais souvent les étrangers trouvent cette coutume bizarre, surtout quand on ne connaît pas bien la personne. Le tutoiement aussi peut paraître étrange, mais ça c’est une autre histoire …

Voir mon article C’est simple comme bonjour dans l’archive du 4 février 2014: https://saliannefrenchfocus.wordpress.com/2014/02/04/cest-simple-comme-bonjour/

N’oubliez pas que vous trouverez plein de trucs et astuces pour vous aider à faire des progrès en français sur mon site soeur    www.saliannefrenchfocus.com

MAYOR MAKING WAVES

Do we have to kiss all our work colleagues? Aude Picard-Wolff, mayor of Morette, a small commune in the Isère, doesn’t like this practice. So she’s announced that she’s no longer going to do it as a matter of course.

She sent an email to her 73 colleagues on the local council to ask them to stop kissing her. She thinks that this unhygienic gesture is meaningless and a waste of time. She admits to having arrived late to meetings in order to avoid having to kiss everybody.

In the past, kissing was particularly reserved for family members. Young women used to embrace each other already in the nineteenth century but, between boys and girls, the practice was part of the post 1968 cultural shift. The mayor has received a lot of reactions, but the majority of comments are expressing relief.

There are other ways of greeting people: shaking hands, doing an American-style fist bump, smiling or simply saying hello. Kissing is part of everyday life for French people, but foreigners often find this custom quite bizarre, especially if you don’t know the person well. Using ‘tu’ can also seem strange, but that’s another story …

See my article ‘C’est simple comme bonjour’ in the archive dated 4 February 2014: https://saliannefrenchfocus.wordpress.com/2014/02/04/cest-simple-comme-bonjour/

Don’t forget my sister site full of advice and tips to help you improve your French www.saliannefrenchfocus.com


LA PUB AU THÉÂTRE: IL NE MANQUAIT PLUS QUE ÇA

septembre 18, 2017

C’est une première en France. De Paris à Marseille, d’Avignon à La Rochelle, depuis la rentrée 2017, dix-sept théâtres français diffusent des spots publicitaires et des bandes-annonces sur un écran avant le lever du rideau.

La ODW, spécialiste du marketing digital, a pour premier cible les théâtres de boulevard et les spectacles de stand-up. Ils espèrent toucher près de 2 millions de spectateurs. Pas plus de quatre messages publicitaires sont diffusés en alternance avec des bandes-annonces et la durée est limitée à quatre minutes. Ils se concentrent sur les secteurs bancaires et les produits haut de gamme: les voitures, la bijouterie, les parfums.

D’accord, beaucoup de théâtres se trouvent dans une impasse avec la baisse des revenus et des aides et subventions. Mais la pub s’est insinuée dans presque chaque aspect de notre vie quotidienne et le théâtre restait jusqu’ici un refuge de ce bombardement. On supporte la situation en concluant que les théâtres ont trouvé le bon filon si cela les empêche de faire faillite? Ou on se soulève contre ce dernier assaut en boycottant ces spectacles?

Il est probablement trop tard pour changer la donne. La ODW serait en discussion avec une vingtaine d’autres théâtres pour la saison 2018. On se trouve sur une pente savonneuse et le chemin du retour sera difficile à trouver.

Lecture complémentaire: Les Trois Coups dans l’archive du 21 mars 2016

ADS AT THE THEATRE: THAT WAS ALL WE NEEDED

It’s a first in France. From Paris to Marseille, from Avignon to La Rochelle, since the start of the autumn 2017 season, seventeen French theatres have been showing advertisements and trailers on a screen before the curtain goes up.

ODW, digital marketing specialists, are targeting comedy theatres and stand-up venues. They hope to reach nearly 2 million theatre-goers. No more than four commercials are being shown, alternating with trailers and the duration is restricted to four minutes. They are focusing on the banking sector and high-end products: cars, jewelry and perfume.

OK, a lot of theatres find themselves in a double-bind with the drop in income and subsidies. But advertising has insinuated itself into almost every aspect of our daily life and until now the theatre was a refuge from this bombardment. Should we put up with the situation, concluding that theatres are on to a good thing if it stops them going broke? Or should we rise up against this latest assault and boycott these shows?

It’s probably too late to change things. ODW is said to be in discussion with twenty or so other theatres for the 2018 season. It’s the thin of the wedge and the way back will be hard to find.

Further reading: “The Three Knocks” in the archive dated 21 March 2016


LES COLONIES DE VACANCES

juillet 17, 2017

Elles sont devenues une institution française, une partie intrinsèque des grandes vacances. Mais de plus en plus des colos ferment. Dans les années soixante, 4 000 000 enfants partaient en colo, aujourd’hui ce n’est plus que 1 200 000 enfants. Selon un rapport du ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, elles risquent de disparaître totalement d’ici 2030.

Les premières colonies de vacances étaient en Suisse dans les années 1870. Grâce au pasteur Hermann Walter Bion, 68 enfants de la ville de Zürich sont partis en montagne pour des vacances de trois semaines chez des paysans.

Les premières colonies en France sont attribuées au philanthrope Edmond Cottinet qui, en 1883, a convaincu la Caisse des écoles (qui venait d’être généralisée à chaque municipalité par les réformes de Jules Ferry) de financer des séjours à la campagne de certains élèves pauvres du IXe arrondissement de Paris.

Plutôt que d’aller chez des familles, les enfants sont allés dans des centres, surveillés par un personnel spécialisé: les moniteurs et monitrices (les monos), aujourd’hui appelés des animateurs. L’objectif fondamental des colos était l’apprentissage du vivre-ensemble et de l’autonomie avec l’ambition de diffuser cette fraternité dans le reste de la société.

Depuis les années 80, les colonies généralistes destinées aux enfants de la classe ouvrière ont laissé place à des centres à thème destinés aux enfants de familles aisées.

Souvenez-vous du tube de l’été 1966 de Pierre Perret Les jolies colonies de vacances? Les paroles représentaient la lettre d’un petit garçon à ses parents, énumérant les problèmes des monos, de la cantine, des punitions, des maladies et même de la traite des blanches! Écoutez la chanson ici: https://www.youtube.com/watch?v=oeCM3V2lqfw

Lecture complémentaire dans l’archive de ce blog: La journée des oubliés de vacances du 27 août 2013 et La laïcité des écoles françaises du 10 septembre 2013

SUMMER CAMPS

They became a French institution, an intrinsic part of the summer holidays. But more and more ‘colos’ (colonies, ie summer camps) are closing. In the sixties, 4 million children went to summer camps, today it’s only 1.2 million. According to a report from the ministry of Towns, Youth & Sport, they are in danger of disappearing completely by 2030.

The first summer camps were in Switzerland in the 1870s. Thanks to the (Protestant) minister Hermann Walter Bion, 68 children from the town of Zürich went for three-week holidays with peasant families in the mountains.

The philanthropist Edmond Cottinet is credited with the first camps in France in 1883. He persuaded the ‘caisse des écoles’ (schools funding body), (which had just been devolved to local councils by the Jules Ferry reforms), to fund country holidays for some poor children from the 9th arrondissement of Paris.

Rather than going to stay with families, the children went to centres which were supervised by specialised staff: the monitors (the ‘monos’), today known as ‘animateurs’ (activity leaders). The basic aim of the camps was to learn about living together and independence, with the hope of spreading this ‘brotherhood’ to the rest of society

Since the eighties, the general camps which were meant for working class children have given way to themed centres attracting children from well-off families.

Do you remember Pierre Perret’s hit of summer 1966 ‘Les jolies colonies de vacances’? The words were meant to be a young boy’s letter to his parents, listing problems with the monitors, the food, the punishments, the illnesses and even the white slave trade! Listen to the song here: https://www.youtube.com/watch?v=oeCM3V2lqfw

Further reading in this blog’s archive:

La journée des oubliés de vacances (The day for children who didn’t get a holiday) dated 27 August 2013 et La laïcité des écoles françaises (The secularism of French schools) dated 10 September 2013


MINITEL

décembre 12, 2016

C’est enfoncer des portes ouvertes de dire que Minitel n’arrivait pas à la cheville d’Internet, mais il n’y a aucune raison de le démolir pour ces défauts qui ne sont évidents qu’avec le recul.

Si Minitel est responsable du retard français sur Internet indéniable, les citoyens français étaient à la pointe de la technique dans les années 80 et 90.

Mis en service en 1982, cette petite boîte beige qui nous paraît aujourd’hui ringarde, offrait plus de 20 000 services et infos pratiques et touchait quelque 25 millions de Français. De l’annuaire téléphonique (la plus grande base de données de son temps) à la météo, des opérations bancaires aux réservations de voyage, le terminal distribué gratuitement par l’entreprise d’État France Télecom était au premier plan de la numérisation interactive. Minitel a réalisé son objectif d’informatiser la société française et d’assurer l’indépendance technologique. Un tour de force technique à l’époque, c’était aussi une réussite commerciale.

Saviez-vous qu’il y avait ce qu’on appelait le Minitel Rose? Le numéro 3615 était une espèce de chat en ligne où des hommes payaient pour avoir une “rencontre” avec quelqu’un et taper leurs fantaisies à des filles inconnues, installées pour la plupart dans des centres d’appels. Certains ont dépensé des milliers de francs chaque mois pour ce plaisir littéraire douteux qui semble presque innocent aujourd’hui.

Le grand frère d’Internet avait toujours une durée de vie limitée, une sorte de tremplin entre la civilisation démodée du papier et la connectivité incroyable qui suivrait. Après 30 ans d’existence, Minitel a définitivement raccroché en 2012.

 

MINITEL

It’s a statement of the obvious to say that Minitel wasn’t a patch on the Internet, but that’s no reason to pull it to pieces for its shortcomings which are only evident with the benefit of hindsight. If Minitel is responsible for the French being undeniably behind in Internet terms, French citizens were at the forefront of technology in the 80s and 90s.

Made available in 1982, this little beige box which seems naff to us today, offered over 20,000 services and practical information and reached some 25 million French people. From the phone book (the biggest database of its time) to the weather forecast, from banking operations to holiday bookings, the terminal, which was distributed free by the state-owned France Télécom, led the way in digital interactive technology. Minitel achieved its aim of computerising French society and ensuring technological independence. A technical tour de force at the time, it was also a commercial success.

Did you know that there was what was known as the Pink Minitel? The number 3615 was a sort of online chat service where men paid to “date” someone and to type their fantasies which they sent to unknown girls, mostly installed in call centres. Some people spent thousands of francs a month for this dubious literary pleasure which seems almost innocent today.

The Internet’s big brother was always going to be shortlived, a sort of stepping stone between the old-fashioned paper civilisation and the incredible connectivity which would follow. After 30 years of existence, Minitel finally hung up for the last time in 2012.