ROUEN PREND DE L’AVANCE

décembre 11, 2017

Deux ans après l’accord international sur le climat, la lutte contre le réchauffement climatique a fait un pas en avant à Rouen avec le lancement d’une mini COP21. Cette COP21 locale vise à réduire la consommation énergétique en rénovant 100% des logements et convertir totalement en énergie renouvelable avant 2050.

On espère rattraper le retard d’une ville marquée par la pétrochimie et le tout bagnole. En partenariat avec l’ONG WWF, la métropole, qui compte plus de 500 000 habitants, veut créer des conditions de mobilisation pour encourager les citoyens à participer à cette révolution indispensable pour la planète.

Capitale administrative de la région Normandie, la ville de Rouen a été désignée sous le nom de “ville aux cent clochers” par Victor Hugo. Elle est aussi surnommée irrévérencieusement “le pot de chambre de la Normandie” à cause de sa réputation d’être la ville la plus pluvieuse de Normandie. Sa cathédrale, dont la flèche est la plus haute de France à 151 mètres, a inspiré Claude Monet qui l’a immortalisée dans sa série “Cathédrales”. Le Gros Horloge est aussi un monument emblématique de la ville qui est jumelée avec la ville anglaise de Norwich.

Aujourd’hui Rouen prend la balle au bond. Espérons que d’autres villes vont vite suivre l’exemple. Encore un sommet international aura lieu à Paris le 12 décembre 2017, exactement 2 ans après l’accord de Paris.

ROUEN TAKES THE LEAD

Two years after the international climate agreement, the fight against climate change has taken a step forward in Rouen with the launch of a mini COP21. This local COP21 aims to reduce energy consumption by renovating 100% of housing and to convert completely to renewable energy by 2050.

It’s hoped to make up for having fallen behind in this town characterised by the petrochemical industry and overrun with cars. In partnership with the NGO WWF, the metropolis, which has more than 500,000 inhabitants, wants to create the conditions to mobilise its citizens to join in this revolution essential for the planet.

The administrative capital of the Normandy region, the town of Rouen was given the name of “town of a hundred bells” by Victor Hugo. It was also irreverently nicknamed “the chamber pot of Normandy” because of its reputation for being the rainiest town in Normandy. Its cathedral, whose spire is the highest in France at 151 metres, inspired Claude Monet who immortalised it in his “Cathedral” series. The Big Clock is another iconic monument in the town which is twinned with the English town of Norwich.

Today Rouen is seizing the opportunity. Let’s hope that other towns will soon follow suit. Another international summit will be taking place in Paris on 12 December 2017, exactly two years after the Paris agreement.

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L’HOMME QUI RIT

décembre 28, 2012

Quoi qu’on en dise, Gérard Depardieu reste un monstre sacré du 7e art. Son statut fiscal continue de fasciner la presse française, mais les cinéphiles s’intéresseront plutôt à la sortie en salle le 26 décembre d’un nouveau film avec Gégé pour vedette. Il semble avoir bon pied bon œil dans le rôle d’Ursus, le directeur d’une troupe foraine qui sauve deux orphelins, dans une adaptation du roman de Victor Hugo L’Homme qui Rit.

Rien à voir avec la vache qui rit, c’est l’histoire de Déa, une fillette aveugle et de Gwynplaine, un garçon marqué au visage par une cicatrice qui lui donne en permanence une sorte de rire.

Hugo critiquait ouvertement la société française du 19e siècle et ses thèmes sont toujours d’actualité. À noter que c’est cette histoire du jeune homme au sourire permanent qui a inspiré la figure du Joker, le grand ennemi de Batman.

L’ouverture des portes de la célébrité et de la richesse éloigne Gwynplaine des deux seuls êtres qui l’aient toujours aimé : Déa et Ursus. Il y a certes une leçon à tirer de cette histoire.

Un film à ne pas manquer, même si vous hésitez à contribuer à la fortune de l’acteur le plus connu du cinéma français.

Français : Page de garde du livre de Victor Hu...

Français : Page de garde du livre de Victor Hugo, l’Homme qui rit, édition de 1876, Illustration de Daniel Vierge. (Photo credit: Wikipedia)

THE LAUGHING MAN

No matter what people say, Gérard Depardieu remains a cinema superstar. His fiscal status continues to fascinate the French press, but film buffs will be more interested in the opening on 26th December of a new film starring Gégé. He seems to be in good shape in the part of Ursus, the director of a travelling fairground troupe who saves two orphans, in an adaptation of Victor Hugo’s novel ‘L’Homme qui Rit’ (The Laughing Man).

Nothing to do with the laughing cow, it’s the story of Déa, a young blind girl and Gwynplaine, a boy with a scarred face which makes him look as if he’s permanently laughing.

Hugo was openly critical of 19th century French society and his themes are still valid today. By the way, this story of the laughing man was the inspiration for the face of the Joker, Batman’s deadly enemy.

The opening of the doors to fame and fortune put a distance between Gwynplaine and the only two people who’ve ever loved him: Déa and Ursus. There’s certainly a lesson to be learnt from this story.

A must-see film, even if you’re reluctant to contribute to the fortune of French cinema’s most well-known actor.