RÉFLEXIONS SUR L’INCENDIE DE NOTRE-DAME DE PARIS

avril 22, 2019

Notre-Dame de Paris est un bâtiment devenu emblématique non seulement pour les croyants mais aussi pour les amateurs de l’histoire et de l’architecture. L’incendie de lundi dernier a choqué et attristé dans la même mesure. Les réactions provoquées et les reportages en continu en disent long sur notre société.

Comme la société britannique semble s’être réunie autour de la mort de la princesse Diana, la société française partage le chagrin ressenti à la suite de cet incendie dévastateur. Les gens connaissent une douleur collective en voyant les plaies de la cathédrale. Ça les rapproche et inspire la solidarité. Et pourtant, que je sache, personne n’en est morte.

Menacée par les marques du temps, en 1831 la cathédrale délabrée faisait l’objet d’un cri de ralliement dans le célèbre roman de Victor Hugo Notre-Dame de Paris. Son livre a propulsé la cathédrale sous les projecteurs et le roi a fini par ordonner une restauration en 1844.

Depuis 1905, la plupart des cathédrales françaises, y inclus Notre-Dame de Paris, sont la propriété de l’État. Avant l’incendie récent, la fondation du patrimoine avait du mal à collecter suffisamment de fonds pour les réparations nécessaires. Moins d’une semaine après l’incendie, ils ont encaissé près d’un milliard d’euros. Il faut dédier une pensée aux associations et ONG qui se débattent dans les difficultés, n’ayant pas accès à de telles richesses. Et, comble de malheur, tandis que beaucoup de Français participent massivement à la collecte pour la reconstruction du bâtiment, on a déjà constaté des tentatives d’escroquerie.

Mais à quelque chose malheur est bon et, pour terminer sur une note positive, tel que je le comprends, les quelques 200.000 abeilles des ruches de Notre-Dame ont survécu à l’incendie.

THOUGHTS ON THE NOTRE-DAME FIRE

Notre-Dame de Paris is a building which has become iconic, not only for believers but also for history and architecture lovers. Last Monday’s fire shocked and saddened in equal measure. People’s reactions and the wall-to-wall coverage speaks volumes about our society.

Just like British society seemed to unite around the death of Princess Diana, French society is sharing the grief felt as a result of this devastating fire. People are experiencing collective pain when they see the cathedral’s wounds. It brings them together and inspires solidarity. And yet, as far as I know, no-one has died.

In desperate need of renovation, in 1831 the dilapidated cathedral was the subject of a rallying call in Victor Hugo’s famous novel “Notre-Dame de Paris” (The Hunchback of Notre-Dame). His book thrust the cathedral into the limelight and the king ended up ordering its restoration in 1844.

Since 1905, most French cathedrals, including Notre-Dame de Paris, have been the property of the state. Before the recent fire, the heritage foundation was having trouble raising enough money for the necessary repairs. Less than a week after the fire, they’ve collected nearly a billion euros. Spare a thought for charities and NGOs who are struggling along, not having access to such riches. And, to crown it all, whereas a lot of French people are contributing massively to the fundraising for the reconstruction of the building, there have already been attempts at fraud.

But every cloud has a silver lining and, to end on a positive note, as I understand it, the around 200,000 bees from Notre-Dame’s hives survived the fire.

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LES AMÉRICAINS À LA RESCOUSSE

juillet 16, 2018

Si Louis XIV le voyait aujourd’hui, il se retournerait dans sa tombe. Le potager du roi, créé à Versailles par Jean-Baptiste de la Quintinie en 1683 à la demande du roi et classé monument historique depuis 1926, est tombé en désuétude.

Le jardin contient plus de 450 variétés d’arbres fruitiers, mais beaucoup des arbres sont morts ou malades: la production annuelle de pommes et de poires est tombée de 40 tonnes à 4-6 tonnes. Les murs s’effondrent et le système de drainage ne marche plus.

C’est une situation alarmante, mais voilà les Américains qui viennent à la rescousse. Les Amis du Potager du Roi ont déposé un dossier auprès du World Monuments Fund, une ONG basée à New York, qui apporte de l’aide technique et financière à des ‘sites menacés’ partout dans le monde. Miracle! Le Potager du Roi figure sur la liste 2018 des sites qui recevront le soutien de cette organisation philanthropique.

Le jardin est ouvert à la visite toute l’année, tout à fait séparé de votre billet d’entrée du palais de Versailles. www.potager-du-roi.fr

La cathédrale Notre Dame de Paris est aussi menacée par les marques du temps. Elle faisait l’objet d’un cri de ralliement dans le célèbre roman de Victor Hugo et aujourd’hui encore elle a terriblement besoin de bienfaiteurs. L’église catholique espère recevoir des fonds de l’autre côté de l’Atlantique avec l’enregistrement des Amis de Notre Dame de Paris aux États-Unis. Mais ça, c’est une autre histoire …

THE AMERICANS TO THE RESCUE

If Louis XIV were to see it today, he would turn in his grave. The king’s kitchen garden, created at Versailles by Jean-Baptiste de la Quinitinie in 1683 at the king’s request and classified as an historic monument since 1926, has fallen into disrepair.

The garden contains over 450 varieties of fruit tree, but many of the trees are dead or diseased: annual production of apples and pears has fallen from 40 tons to 4-6 tons. The walls are collapsing and the drainage system no longer works.

It’s an alarming situation but here come the Americans to the rescue. The Friends of the King’s Kitchen Garden applied to the World Monuments Fund, an NGO based in New York, which gives technical and financial aid to ‘threatened sites’ all around the world. A miracle! The King’s Kitchen Garden is on the 2018 list of sites which are due to receive the support of this philanthropic organisation.

The garden is open to the public all year round, completely separate from your entrance ticket to the Versailles palace. www.potager-du-roi.fr

Notre Dame cathedral in Paris is also in desperate need of restoration. It was the subject of a rallying call in Victor Hugo’s famous novel and today is still in dire need of benefactors. The catholic church is hoping to get funds from the other side of the Atlantic with the registration of the Friends of Notre Dame de Paris in the United States. But that’s another story …


ROUEN PREND DE L’AVANCE

décembre 11, 2017

Deux ans après l’accord international sur le climat, la lutte contre le réchauffement climatique a fait un pas en avant à Rouen avec le lancement d’une mini COP21. Cette COP21 locale vise à réduire la consommation énergétique en rénovant 100% des logements et convertir totalement en énergie renouvelable avant 2050.

On espère rattraper le retard d’une ville marquée par la pétrochimie et le tout bagnole. En partenariat avec l’ONG WWF, la métropole, qui compte plus de 500 000 habitants, veut créer des conditions de mobilisation pour encourager les citoyens à participer à cette révolution indispensable pour la planète.

Capitale administrative de la région Normandie, la ville de Rouen a été désignée sous le nom de “ville aux cent clochers” par Victor Hugo. Elle est aussi surnommée irrévérencieusement “le pot de chambre de la Normandie” à cause de sa réputation d’être la ville la plus pluvieuse de Normandie. Sa cathédrale, dont la flèche est la plus haute de France à 151 mètres, a inspiré Claude Monet qui l’a immortalisée dans sa série “Cathédrales”. Le Gros Horloge est aussi un monument emblématique de la ville qui est jumelée avec la ville anglaise de Norwich.

Aujourd’hui Rouen prend la balle au bond. Espérons que d’autres villes vont vite suivre l’exemple. Encore un sommet international aura lieu à Paris le 12 décembre 2017, exactement 2 ans après l’accord de Paris.

ROUEN TAKES THE LEAD

Two years after the international climate agreement, the fight against climate change has taken a step forward in Rouen with the launch of a mini COP21. This local COP21 aims to reduce energy consumption by renovating 100% of housing and to convert completely to renewable energy by 2050.

It’s hoped to make up for having fallen behind in this town characterised by the petrochemical industry and overrun with cars. In partnership with the NGO WWF, the metropolis, which has more than 500,000 inhabitants, wants to create the conditions to mobilise its citizens to join in this revolution essential for the planet.

The administrative capital of the Normandy region, the town of Rouen was given the name of “town of a hundred bells” by Victor Hugo. It was also irreverently nicknamed “the chamber pot of Normandy” because of its reputation for being the rainiest town in Normandy. Its cathedral, whose spire is the highest in France at 151 metres, inspired Claude Monet who immortalised it in his “Cathedral” series. The Big Clock is another iconic monument in the town which is twinned with the English town of Norwich.

Today Rouen is seizing the opportunity. Let’s hope that other towns will soon follow suit. Another international summit will be taking place in Paris on 12 December 2017, exactly two years after the Paris agreement.


L’HOMME QUI RIT

décembre 28, 2012

Quoi qu’on en dise, Gérard Depardieu reste un monstre sacré du 7e art. Son statut fiscal continue de fasciner la presse française, mais les cinéphiles s’intéresseront plutôt à la sortie en salle le 26 décembre d’un nouveau film avec Gégé pour vedette. Il semble avoir bon pied bon œil dans le rôle d’Ursus, le directeur d’une troupe foraine qui sauve deux orphelins, dans une adaptation du roman de Victor Hugo L’Homme qui Rit.

Rien à voir avec la vache qui rit, c’est l’histoire de Déa, une fillette aveugle et de Gwynplaine, un garçon marqué au visage par une cicatrice qui lui donne en permanence une sorte de rire.

Hugo critiquait ouvertement la société française du 19e siècle et ses thèmes sont toujours d’actualité. À noter que c’est cette histoire du jeune homme au sourire permanent qui a inspiré la figure du Joker, le grand ennemi de Batman.

L’ouverture des portes de la célébrité et de la richesse éloigne Gwynplaine des deux seuls êtres qui l’aient toujours aimé : Déa et Ursus. Il y a certes une leçon à tirer de cette histoire.

Un film à ne pas manquer, même si vous hésitez à contribuer à la fortune de l’acteur le plus connu du cinéma français.

Français : Page de garde du livre de Victor Hu...

Français : Page de garde du livre de Victor Hugo, l’Homme qui rit, édition de 1876, Illustration de Daniel Vierge. (Photo credit: Wikipedia)

THE LAUGHING MAN

No matter what people say, Gérard Depardieu remains a cinema superstar. His fiscal status continues to fascinate the French press, but film buffs will be more interested in the opening on 26th December of a new film starring Gégé. He seems to be in good shape in the part of Ursus, the director of a travelling fairground troupe who saves two orphans, in an adaptation of Victor Hugo’s novel ‘L’Homme qui Rit’ (The Laughing Man).

Nothing to do with the laughing cow, it’s the story of Déa, a young blind girl and Gwynplaine, a boy with a scarred face which makes him look as if he’s permanently laughing.

Hugo was openly critical of 19th century French society and his themes are still valid today. By the way, this story of the laughing man was the inspiration for the face of the Joker, Batman’s deadly enemy.

The opening of the doors to fame and fortune put a distance between Gwynplaine and the only two people who’ve ever loved him: Déa and Ursus. There’s certainly a lesson to be learnt from this story.

A must-see film, even if you’re reluctant to contribute to the fortune of French cinema’s most well-known actor.