BRIGITTE BARDOT:LE SEX-SYMBOL QUI A DÉDIÉ SA VIE AUX ANIMAUX

novembre 28, 2022

On l’appelle BB, la ballerine aspirante qui est devenue actrice et chanteuse, la star mondiale des années 50 et 60. À son actif, 45 films et plus de 70 chansons. Elle a travaillé dur pendant sa carrière de 21 ans. En 1973 elle a jeté l’éponge pour devenir militante des droits des animaux, un travail encore plus dur.

Déjà la mascotte du magazine Elle à l’âge de 15 ans, c’était en 1956 qu’elle a obtenu la renommée internationale grâce au film de Roger Vadim Et Dieu créa la femme. D’autres grands films se sont succédé: Le Mépris réalisé par Jean-Luc Godard en 1963 et Viva Maria en 1965 avec Louis Malle comme réalisateur.

En 1977, les photos emblématiques de BB avec un bébé phoque dans les bras ont eu un retentissement mondial. BB a vendu ses bijoux et d’autres effets personnels pour financer ses campagnes et ses activités. Elle a lancé la Fondation Brigitte Bardot à Saint-Tropez en 1986. En 1991 elle a donné sa propriété La Madrague à la Fondation, afin de la faire reconnaître d’utilité publique. Pour elle, les actes valent plus que la parole.

Qu’est-ce que BB pense de l’être humain? “J’ai un bilan assez négatif de l’opinion que j’ai de l’être humain” a-t-elle dit. Et que pense-t-elle des animaux? “Par contre, je n’ai jamais été déçu par les animaux et c’est pour ça que je leur ai dédié ma deuxième partie d’existence”. On ne peut qu’être d’accord avec elle. À 88 ans, elle est toujours un personnage-clé du mouvement des droits des animaux.

BRIGITTE BARDOT: THE SEX SYMBOL WHO DEDICATED HER LIFE TO ANIMALS

She’s known as BB, the aspiring ballerina who became an actress and singer, the world-famous star of the fifties and sixties. She has 45 films and over 70 songs to her credit. She worked hard during her 21-year career. In 1973 she threw in the towel to become an animal rights activist, an even harder job.

Already the mascot of the magazine ‘Elle’ at age 15, it was in 1956 that she gained international fame thanks to Roger Vadim’s film ‘Et Dieu créa la femme’ (And God created woman). Other big films followed: ‘Le Mépris’ (Contempt) directed by Jean-Luc Godard in 1963 and Viva Maria in 1965 with Louis Malle as director.

In 1977, the iconic photographs of BB with a baby seal in her arms had a worldwide impact. BB sold her jewels and other personal effects to finance her campaigns and activities. She founded the Brigitte Bardot Foundation in Saint-Tropez in 1986. In 1991 she gave her property ‘La Madrague’ to the foundation in order to get state approval for it. She certainly puts her money where her mouth is.

What does BB think of human beings? “My assessment of human beings is pretty negative” she said. And what does she think of animals? “On the other hand, I’ve never been disappointed by animals and that’s why I’ve dedicated the second part of my life to them”. You can’t argue with that. At age 88, she’s still a key figure in the animal rights movement.


18H30

octobre 24, 2022

Un homme et une femme sortent de l’immeuble “Gironde” dans un quartier d’affaires. Il est évident qu’ils sont des collègues de travail qui ne se connaissent pas bien. Ils sont hésitants tous les deux, un peu gênés, mais polis. On apprend qu’Éric travaille pour la boîte depuis 13 ans tandis que Mélissa vient de remplacer un employé licencié. Ils se dirigent ensemble vers l’arrêt de bus.

C’est le début du premier épisode de “18h30”, une web-série diffusée sur Arte et on est tout de suite plongés dans leur petit univers. Les épisodes suivants, chacun d’une durée très courte – de 5 à 7 minutes – débutent généralement à la sortie de ce même immeuble. La série couvre une période d’un an en 22 épisodes. Comme dit Télérama, un an de petits riens qui nous bouleversent.

Les personnages parlent à la vitesse normale – c’est-à-dire vite pour les débutants en français – mais ne soyez pas découragés. C’est un excellent exercice de compréhension et si vous regardez ces petits épisodes plusieurs fois, vous allez comprendre plus à chaque écoute. À chaque épisode, vous allez vous habituer aux voix des deux personnages et, je l’espère, vous amuser en même temps.

Les interprétations de Nicolas Grandhomme et de Pauline Étienne sont convaincantes et comiques. La musique de générique de piano et de violon contribue à l’attrait de ces émissions. À regarder sur https://www.arte.tv/fr/videos/RC-019888/18h30/

Cette comédie douce-amère pleine de charme a été tournée à Bordeaux dans le quartier de Mériadeck, une partie de la ville qui n’était longtemps qu’un marais, mais les maladies ont conduit à son assèchement. Ensuite c’est devenu un quartier ouvrier pauvre, d’où l’expression bordelaise “C’est Mériadeck ici!”, signifiant “Quel bazar!” Restructuré et modernisé, Mériadeck est aujourd’hui un important quartier commercial et administratif.

18H30

A man and a woman come out of the “Gironde” building in a business quarter. It’s obvious that they’re work colleagues who don’t know each other well. Both are hesitant, a bit embarrassed, but polite. We learn that Éric has been working for the firm for 13 years whereas Mélissa has just replaced someone who was sacked. They head off to the bus stop together.

That’s the start of the first episode of “18h30”, a web series broadcast on Arte and we’re straightaway immersed in their little universe. The following very short episodes – 5-7 minutes long – usually begin in front of this same building. The series covers a period of a year in 22 episodes. As it says in Télérama (a magazine), a year of little nothings which make a big impression.

The characters speak at normal speed – that’s to say, fast for French beginners – but don’t be discouraged. It’s an excellent comprehension exercise and if you watch these little episodes several times, you’ll understand more each time you listen. With each episode, you’ll get used to the voices of the two characters and, I hope, enjoy yourself at the same time.

Nicolas Grandhomme and Pauline Étienne give convincing and comic performances. The piano and violin theme music contributes to the attraction of the programmes. Watch on https://www.arte.tv/fr/videos/RC-019888/18h30/

This charming bitter-sweet comedy was filmed in Bordeaux in Mériadeck, a quarter of the town which for a long time was just a swamp, but disease led to its draining. Then it became a poor working-class area, hence the Bordeaux expression “It’s Mériadeck here!”, meaning “What a mess!”. Restructured and modernised, Mériadeck is today an important commercial and administrative area.


RETROUVER MONSIEUR HULOT

août 2, 2021

C’est le début des grandes vacances, le moment idéal pour fêter le film par excellence des vacances à la française: Les vacances de Monsieur Hulot. Oui, vous avez raison, ce film figure déjà dans mes articles, mais j’y reviens toujours quand le soleil brille!

Ça fait 70 ans depuis le tournage de ce film culte. Parmi une trentaine de possibilités, la plage que Tati a choisie, celle de Saint-Marc-sur-Mer, à huit kilomètres à l’ouest de Saint-Nazaire, faisait parfaitement l’affaire. L’ambiance familiale et la promenade tranquille étaient la toile de fond idéale pour les allées et venues de ses vacanciers.

Impossible aujourd’hui d’oublier Monsieur Hulot car il veille sur la plage en forme d’une statue en bronze du sculpteur Emmanuel Debarre, comme s’il faisait le guet. Malheureusement, depuis son arrivée en 1999, on lui a volé la pipe.

Dans l’après-guerre, il était difficile de trouver un budget pour un long-métrage mais, tatillon et débrouillard, Tati y a réussi. Les acteurs professionnels se comptaient sur les doigts d’une main, les figurants n’étaient autres que les habitants de la petite ville charmante et les vacanciers.

Un livre de Jean-Claude Chemin paru en 2019, intitulé Et Tati créa Monsieur Hulot, vous mettra au courant de ce personnage emblématique et du génie de son créateur.

Si ça vous dit, regardez le film encore une fois sur Viméo: https://vimeo.com/358495584

Bonnes vacances à tous les aoûtiens!

REVISITING MONSIEUR HULOT

It’s the start of the summer holidays, the ideal time to celebrate the quintessential French holiday film: Monsieur Hulot’s holiday. Yes, you’re right, this film has already appeared in my articles, but I always come back to it when the sun’s shining!

It’s 70 years since this cult film was shot. From thirty possibles, the beach Tati chose, Saint-Marc-sur-Mer, eight kilometres to the west of Saint-Nazaire, suited him down to the ground. The family atmosphere and the quiet promenade were the ideal backdrop for the comings and goings of his holidaymakers.

It’s impossible to forget Monsieur Hulot today as he watches over the beach in the form of a bronze statue by the sculptor Emmanuel Debarre, as if he was on the lookout. Unfortunately, since his arrival in 1999, someone has stolen his pipe.

In the post-war years, it was difficult to get the money together for a full-length film, but, pernickety and resourceful, Tati managed it. You could count the professional actors on the fingers of one hand, the extras were none other than the residents of the charming little town and the holidaymakers.

A book by Jean-Claude Chemin which came out in 2019, entitled ‘And Tati created Monsieur Hulot’ will give you the lowdown on this iconic character and the genius of his creator.

If it appeals, watch the film once again on Viméo: https://vimeo.com/358495584

Have a good holiday all you August holidaymakers!


LA BELGIQUE S’AGRANDIT

mai 31, 2021

Depuis le début du mois de mai, la France est devenue plus petite. Et la Belgique plus grande! Non, ce n’est pas une blague. Enfin, ce n’était pas l’intention mais souvent la réalité dépasse la fiction.

Quelqu’un est en train de changer le cours de l’histoire? Il semble que, afin de faciliter le passage de son tracteur, par mégarde un agriculteur belge d’Erquelinnes a déplacé de 2,29 m une borne qui délimitait la frontière franco-belge. Savait-il qu’il avait violé le traité de Courtrai, signé en 1820?

On cherche un accord à l’amiable afin d’éviter un incident diplomatique entre les deux pays. « J’ai une entière confiance en mon collègue belge qui a fait le nécessaire auprès de l’agriculteur”, assure Aurélie Welonek, maire de Bousignies-sur-Roc. “On lui a demandé de replacer la borne. »

Entretemps, vous vous souvenez peut-être du film de Dany Boon Rien à déclarer (2011). Les possibilités comiques d’événements à la frontière franco-belge sont bien réalisées dans cette histoire de deux douaniers – l’un belge, l’autre français – qui apprennent la disparition proche de leur poste frontalière lors de la signature du traité de Maastricht en 1992.

BELGIUM’S GETTING BIGGER

Since the beginning of the month of May, France has got smaller. And Belgium bigger! No, it’s not a joke. Well, that wasn’t the intention, but often truth is stranger than fiction.

Is somebody in the process of changing the course of history? Apparently, in order to make it easier to get through on his tractor, a Belgian farmer from Erquelinnes inadvertently moved a boundary stone which marked the Franco-Belgian border by 2.29 metres. Did he know that he had violated the Treaty of Courtai,signed in 1820?

They’re looking for an amicable solution in order to avoid a diplomatic incident between the two countries. “I have complete confidence in my Belgian colleague who’s done the necessary with the farmer” assures Aurélie Welonek, mayor of Bousignies-sur-Roc. “He’s been asked to replace the boundary marker”.

Meanwhile, maybe you remember the Dany Boon film “Nothing to Declare” (2011). The comic possibilities of events on the Franco-Belgian border are successfully portrayed in this story of two customs officers – one Belgian, the other French – who find out that their border post is soon to disappear when the Treaty of Maastricht is signed in 1992.


SUR LE TOIT

mai 4, 2020

On aurait pu craindre que le confinement dû au coronavirus porterait le coup de grâce à La Clef, le dernier cinéma associatif de Paris dans le Ve arrondissement, près du Jardin des Plantes et de la mosquée de Paris.

Au moment du grand renfermement de mars, le cinéma était squatté par un groupe de cinéphiles, spectateurs, ex-salariés et réalisateurs, car le propriétaire des lieux veut vendre le bâtiment. Soutenus, du moins verbalement, par la mairie de Paris et la mairie du Ve, les occupants illégaux assuraient au moins une séance par jour.

Depuis plusieurs années, ce quartier estudiantin est en train de s’embourgeoiser. Le m2 vaut près de 12 000 euros et les célèbres librairies ferment à la pelle.

Mais La Clef, ultime bastion du cinéma indépendant, est devenue porteur d’espoir. Loin des grandes salles impersonnelles qui puent le popcorn, le collectif a trouvé un moyen radical de conserver le cinéma pendant cette période déroutante et anxiogène: ils projètent des films sur le toit du cinéma.

Cette tentative de garder active la présence du cinéma permet aux riverains de voir un film chaque vendredi depuis chez eux, une intervention mémorable qui doit remonter le moral aux cinéphiles. Espérons que le coronavirus ne sonne pas le glas de l’indépendance innovative et que La Clef ne va pas devoir mettre la clef sous la porte.

UP ON THE ROOF

You might have feared that the lockdown due to coronavirus would finish off La Clef, the last community cinema in Paris’ fifth arrondissement, near the Jardin Des Plantes and the Paris mosque.

At the time of the big shutdown in March, the cinema was being squatted by a group of film lovers, spectators, ex-staff and film directors, as the owner of the premises wants to sell the building. Supported, at least verbally, by the Paris and local authorities, the illegal occupants were putting on at least one screening per day.

For several years now, this student quarter has been becoming gentrified. Real estate is worth nearly 12,000 euros per m2 and the famous bookshops are closing by the dozen.

But La Clef (The Key), the last bastion of independent cinema, has become a beacon of hope. A far cry from the huge impersonal multiplexes stinking of popcorn, the collective has found a radical way of keeping cinema going during this baffling and stressful period: they’re projecting films onto the roof of the cinema.

This attempt to keep the cinema’s presence alive allows the locals to see a film every Friday without leaving their homes, a memorable measure designed to cheer up cinema lovers. Let’s hope that the coronavirus doesn’t sound the death knell for innovative independence and that La Clef isn’t going to have to go out of business.