EN VOITURE, SIMONE!

novembre 28, 2014

On y va! Allons-y! Des expressions de tous les jours chez les Français qui veulent encourager quelqu’un. Mais, de temps en temps, vous avez peut-être aussi entendu En voiture, Simone ! et vous vous êtes demandé peut-être de quoi il s’agit.

La Simone à l’origine de cette expression était Simone Louise de Pinet de Borde des Forest – bigre, quel joli nom – qui était une des premières femmes-pilotes d’automobile dans les années 30. Elle a réussi son permis de conduire en 1929 et s’est immédiatement lancée dans la course automobile et participait à de nombreuses courses et à des rallyes jusqu’en 1957, sans avoir le moindre accident. Une femme pionnière dans un domaine dominé par les hommes, elle est morte en 2004 à l’âge de 94 ans.

L’expression complète est En voiture, Simone, c’est toi qui conduis, c’est moi qui klaxonne ! Elle est devenue populaire dans les années 60, grâce à un jeu télévisé Intervilles. L’animateur Guy Lux disait souvent à son coanimateur Simone Garnier ‘En voiture Simone !’ et la formule est restée dans le lexique des Français.

 

en voiture simone 1

 Simone Louise de Pinet de Borde des Forest

LET’S GET GOING !

‘On y va!’, ‘Allons y!’(Let’s get going !). Everyday expressions for French people who want to encourage someone to get going. But, from time to time, you may have also heard ‘En voiture, Simone!’ (In the car, Simone!) and you may have wondered what it’s all about.

The Simone behind this expression was Simone Louise de Pinet de Borde des Forest – oh boy, what a lovely name – who was one of the first female racing car drivers in the thirties. She passed her driving test in 1929, immediately went into motor racing and took part in numerous races and rallies up until 1957, without having a single accident. A trailblazer in a field which was dominated by men, she died in 2004 aged 94.

The full expression is ‘In the car, Simone, you drive, I’ll sound the horn!’ It became popular in the sixties, thanks to a TV game ‘Intervilles’. The presenter, Guy Lux, would often say to his co-presenter, Simone Garnier, ‘En voiture, Simone’ and the catch phrase took root in French people’s vocabulary.


NOËL EST LÀ

novembre 25, 2014

La chanson humanitaire Do They Know It’s Christmas ? a été ressuscité par Bob Geldorf et ses amis-chanteurs pour lutter contre le virus Ebola. Selon l’opinion générale, le single fait un tabac et a vite collecté plus d’un million de livres.

On se demande si la version française va connaître un tel succès. L’adaptation francophone du tube, écrit par Geldorf en 1984, sera enregistrée par Carla Bruni, femme de l’ex-Président de la République, en personne. Pour l’aider à récolter des fonds, un parterre de stars chantera Noël est Là avec elle, parmi eux, Vanessa Paradis, Thomas Dutronc et le rappeur Joeystarr.

Tous les bénéfices des ventes iront à l’association Band Aid pour lutter contre l’épidémie en Afrique de l’Ouest. La chanson  du top-model devenue chanteuse et ses amis sortira le 1er décembre.

On est tenté de réfléchir que le come-back de l’ancienne première dame sera quand même plus facile que celui de son époux ….

 

bruni sarkozy

 

IT’S CHRISTMAS TIME

The humanitarian song ‘Do They Know It’s Christmas ?’ has been resurrected by Bob Geldorf and his singer friends to fight against the Ebola virus. By all accounts, the single is a big success and has quickly raised more than a million pounds.

You wonder whether the French version will be as successful. The francophone adaptation of the hit written by Geldorf in 1984 will be recorded by none other than Carla Bruni, the wife of French ex-President Nicolas Sarkozy. To help her raise money, a select group of stars will sing ‘Christmas is Here’ with her, including Vanessa Paradis, Thomas Dutronc and the rapper Joeystarr.

All the profits from sales will go to the Band Aid organisation, to fight against the epidemic in West Africa. The song by the top model turned singer and her friends will be released on the 1st of December.

It’s tempting to think that the ex-first lady’s comeback is bound to be easier than that of her husband….

 


19 MILLIONS DE JARDINS

novembre 21, 2014

Mon billet précédent au sujet de la phrase célèbre de Voltaire Il faut cultiver notre jardin m’a fait réfléchir au sujet des jardins et du jardinage en général.

Maintenir un jardin, c’est beaucoup de travail, déconseillé aux âmes sensibles. Planter des arbres, tondre la pelouse, tailler les haies et les arbustes, ramasser les feuilles etc. demande pas mal de temps et d’énergie. Si vous avez un potager, bien sûr il y a du travail supplémentaire : biner, désherber, semer, planter, cueillir, récolter … Mais consolez-vous, faire du jardinage c’est très bon pour la santé.

Mais combien un jardin vous coûte-t-il en termes financiers ? Selon France Agrimer (2011), pour l’entretien et l’aménagement de leurs jardins, les Français dépensent en moyenne 500 euros par an. Selon l’INSEE, le montant s’élève à 1200 euros (2012).

19 millions de foyers français possèdent un jardin ou une terrasse, soit 70% des ménages. Le jardin d’agrément et le jardin potager semblent correspondre à certains groupes sociaux culturels. Les agriculteurs, les ouvriers, les gourmets et les écolos préférant consacrer un espace au potager tandis que les cadres et les dirigeants optent pour un jardin d’agrément.

Il y a beaucoup de jardins privés et publics à visiter en France comme celui-ci à Temple-sur-Lot.

 

temple sur lot 24 05 13 007

 

19 MILLION GARDENS

My previous post about Voltaire’s famous phrase ‘We must cultivate our gardens’ made me think about gardens and gardening in general.

Maintaining a garden is a lot of work, not for the faint-hearted. Planting trees, cutting the lawn, trimming hedges and pruning bushes, collecting up leaves etc. takes quite a lot of time and energy. If you have a vegetable garden, of course it’s even more work: hoeing, weeding, sowing, planting, picking, harvesting … But you can console yourself, it’s good for your health.

But how much does a garden cost you in financial terms ? According to France Agrimer (2011), French people spend an average of 500 euros a year on maintaining and landscaping their gardens. According to INSEE, this figure is as high as 1200 euros (2012).

19 million French households have a garden or a terrace, i.e. 70% of households. Ornamental gardens and vegetable gardens seem to correspond to certain socio-cultural groups. Farmers, workmen, gourmets and environmentalists prefer to dedicate some space to a vegetable garden, whilst managers and executives opt for ornamental gardens.

There are many private and public gardens to visit in France, like this one in Temple-sur-Lot.

 


IL FAUT CULTIVER NOTRE JARDIN

novembre 18, 2014

C’est une des phrases les plus connues de la langue française, cette déclaration qui termine le roman Candide de l’écrivain-philosophe humaniste Voltaire, publié en 1759.  Le titre alternatif de ce chef d’œuvre est L’Optimiste.

L’usage et le mauvais usage de la citation sont répandus : l’interprétation de la phrase est bien discutable. Certains disent que l’écrivain nous conseillait de nous occuper de notre petit coin et d’ignorer tout ce qui se passe autour de nous, autrement dit, il vaut mieux s’occuper de ses affaires que de critiquer celles des autres. On pourrait même dire qu’il faut s’occuper de ses oignons.

D’autres pensent que Voltaire nous conseillait de travailler, de développer nos qualités personnelles et d’exercer nos talents, si on veut être heureux. On a même détourné le sens vers une obligation de ne jamais perdre de vue ses intérêts, une curieuse ironie qui amuserait sans doute l’auteur.

Il y a beaucoup de références contemporaines dans cette satire que l’on peut considérer comme un rapport sur l’état du monde, puisque Voltaire a situé son histoire parmi les grands titres du jour, notamment le tremblement de terre de Lisbonne en 1755. Selon Julian Barnes, Candide est ‘une rumination sur la nature humaine et les problèmes du libre arbitre’ qui aurait semblé aux lecteurs du dix-huitième siècle comme une BD de nos jours.

Si vous voulez lire Candide, le roman est disponible en version originale gratuitement au site Internet du Projet Gutenberg http://www.gutenberg.org/   Je note aussi qu’une traduction anglaise est disponible à télécharger en version Kindle.

 

voltaire

 

WE MUST CULTIVATE OUR GARDEN

It’s one of the most well-known phrases in the French language, this declaration in the final line of the novel ‘Candide’ by the humanist writer-philosopher Voltaire, published in 1759. The alternative title of this masterpiece is ‘The Optimist’.

The use and misuse of the quote is widespread : its meaning is controversial. Some people say that the author was advising us to look after our own little corner and to ignore what’s going on around us, in other words, it’s better to look after our own affairs than to criticise others. You could even say that we should mind our own business.

Others think that Voltaire was advising us to work, to develop our personal qualities and to exercise our talents, if we want to be happy. The sense of the phrase has even been hijacked to mean we should always have an eye to the main chance, a curious irony which would doubtless amuse the author.

There are a lot of contemporary references in the satire which can be thought of as a report on the state of the world, since Voltaire set his story amongst the headlines of the day, in particular the Lisbon earthquake of 1755. According to Julian Barnes, ‘Candide’ is ‘a rumination on human nature and the problems of free will’ which, to eighteenth century readers, would have seemed like a modern-day strip cartoon.

If you want to read ‘Candide’, it’s available in French for free on the Gutenberg Project websitehttp://www.gutenberg.org/ I also note that an English version is available to download as a Kindle book.


CHERCHER UNE AIGUILLE DANS UNE BOTTE DE FOIN

novembre 14, 2014

Il paraît que ça cartonne sur Internet: depuis jeudi après-midi, un jeune italien, Sven Sachsalber, prend une expression au pied de la lettre en cherchant une aiguille dans une botte de foin.

Cet évènement curieux d’art performance fait partie d’une exposition ‘Inside’ au Palais de Tokyo. Non, le bâtiment ne se trouve pas au Japon, mais dans le seizième arrondissement de Paris. Agrandi,  rénové et rouvert en 2012, ce musée d’art moderne est devenu un rendez-vous incontournable de l’art moderne.

L’artiste a déjà réussi ce genre de défi en six heures, lors d’une tentative précédente à Londres. Mais cette fois les organisateurs ont prévenu que le défi sera de taille car il y aura beaucoup plus de foin. Le président du musée, Jean de Loisy, a donc plongé dans une véritable montagne de foin pour y enfouir l’objet convoité.

Ce n’est pas de la tarte, mais c’est du grand art ? Un plaisir innocent ? Une perte de temps ? De la folie pure ? À vous de décider…

 

montagne de foin

 

LOOKING FOR A NEEDLE IN A HAYSTACK

It seems to be a smash hit on the Internet: since Thursday afternoon, a young Italian, Sven Sachsalber, has been taking an expression literally by looking for a needle in a haystack.

This curious performance art event is part of an exhibition ‘Inside’ at the Palais de Tokyo. No, the building isn’t in Japan, but in the sixteenth arrondissement of Paris. Extended, renovated and re-opened in 2012, this museum of modern art has become an essential meeting place for modern art.

The artist has already succeeded with this sort of challenge in six hours, when there was a previous attempt in London. But this time the organisers have warned that the challenge will be sizeable as there will be a lot more hay. The president of the museum, Jean de Loisy, has therefore plunged into a veritable mountain of hay to hide the sought-after object.

It’s no easy matter, but is this great art? An innocent pleasure? A waste of time? Absolute madness? What do you think?


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