ON CROIT RÊVER!

Il faut parler français! C’est le message de la nouvelle mesure adoptée il y a deux semaines dans la région Île de France (la région Parisienne), à l’instar d’autres régions françaises.

Ce règlement vise à imposer l’usage du français sur les chantiers publics, supposément afin d’assurer la bonne compréhension des règles de sécurité. Si cela s’avère impossible, il faut engager un interprète. C’est le principe de la célèbre “clause Molière”.

Cette mesure concerne les TPE-PME. Mais on dit que, en réalité, la mesure a été adoptée pour lutter contre le recours aux travailleurs détachés, une pratique polémique mais légale. Des sociétés sans scrupules amènent des travailleurs d’autres pays comme la Pologne ou le Portugal afin de minimiser la taxe sur les salaires, car les travailleurs sont payés dans leurs pays d’origine et pas en France. Ces derniers acceptent souvent des salaires inférieurs aux salaires locaux, sont parfois payés en espèces et travaillent de longues heures.

On menace même de nommer des équipes d’inspecteurs qui devront faire le tour des chantiers pour attraper des travailleurs parlant des langues étrangères. Une disposition qui évoque l’image de petits hommes vêtus d’impers gris s’approchant à pas de loup pour écouter les conversations des ouvriers.

Il me semble que Monsieur Jean-Baptiste Poquelin, alias “Molière”, se retournerait dans sa tombe de voir son nom associé à cet acte que l’on appelle en France par le terme anglais “small business act”. L’ironie veut que les autorités ne prêchent pas par l’exemple. Le paradoxe n’échapperait pas à Molière.

THE MIND BOGGLES!

You must speak French! That’s the message of a new measure adopted two weeks ago in the Île de France (Paris region), following the example of some other French regions.

This rule aims to impose the use of French on public sector building sites, supposedly to ensure that safety rules are fully understood. If this proves impossible, you must employ an interpreter. This is the principle of the famous “Molière clause”.

This rule applies to TPE-PMEs (very small, small and medium-sized businesses). But they say that, in actual fact, the measure has been brought in to combat the use of seconded workers, a controversial but legal practice. Unscrupulous companies bring workers from other countries such as Poland or Portugal in order to minimise their payroll tax liability as these workers are paid in their country of origin, not in France. These people are often willing to work for pay lower than the local rate, are sometimes paid in cash and work long hours.

They’re even threatening to appoint teams of inspectors who’ll have to go round building sites catching workers speaking foreign languages. An arrangement which conjures up the image of little men in grey macs creeping up on workmen to listen to listen to their conversations.

I’ve a feeling that Mr Jean-Baptiste Poquelin, aka “Molière”, would be turning in his grave to see his name linked to this act which is called in France by the English term “small business act”. It’s ironic that the authorities don’t practise what they preach. The irony wouldn’t be lost on Molière.

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