PARIS VOYAGE DANS LE TEMPS

avril 6, 2020

La rue Androuet, à l’ombre du Sacré Coeur, est déjà célèbre parmi les cinéphiles, car c’est là que se trouve la Maison Collignon, l’épicerie qui figure dans le film culte Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain.

Aujourd’hui, deux rues sur la butte Montmartre dans le XVIIIe arrondissement de Paris – la rue Androuet et la rue Berthe – se trouvent dans une déformation du temps.

Le réalisateur Fred Vavayé était en train de tourner un film Adieu Monsieur Haffmann avec Daniel Auteuil, Sara Giraudeau et Gilles Lellouche. Le long-métrage est une comédie noire qui raconte l’histoire d’un bijoutier juif qui se cache dans sa cave pendant l’occupation nazie. Mais le tournage du film a dû s’interrompre à cause du confinement Coronavirus.

On n’a pas pu retirer le décor avant le confinement, donc le quartier est figé dans le temps. Le plateau de tournage comprend des cafés et façades de boutiques de 1942 comme un corsetier, un tailleur, un cordonnier et un miroitier et les murs sont ornés d’affiches de propagande du gouvernement de Vichy. Un sinistre rappel d’une autre époque où la vie était difficile.

PARIS IS TIME TRAVELLING

The rue Androuet, in the shadow of the Sacré Coeur, is already famous amongst film lovers as that’s where you’ll find the Maison Collignon, the grocery store which features in the cult film ‘Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain’.

Today, two streets on the Montmartre hill in the eighteenth ‘arrondissement’ of Paris rue Androuet and rue Berthe – are caught in a time warp.

The film director Fred Vavayé was in the middle of shooting a film ‘Adieu Monsieur Haffmann’ starring Daniel Auteuil, Sara Giraudeau and Gilles Lelouche. The feature film is a black comedy which tells the story of a Jewish jeweller who hides in his cellar during the Nazi occupation. But shooting had to be halted because of the Coronavirus shutdown.

The set couldn’t be removed before the lockdown, so the neighbourhood is frozen in time. The film set consists of cafés and shopfronts from 1942 like a corset-maker, a tailor, a shoe repairer and a mirror-maker and the walls are adorned with Vichy government propaganda posters. An eerie reminder of another age when life was difficult.


LE PHÉNOMÈNE DU CANCAN

février 17, 2020

Quand vous entendez le mot cancan, vous pensez peut-être à l’attraction touristique des cabarets et music-halls parisiens comme Le Moulin Rouge, ou Les Folies Bergère. Pour beaucoup de touristes, surtout pendant la première moitié du XXe siècle, c’était un élément incontournable de leur séjour à Paris. Mais le cancan était à l’origine une danse de la rue.

L’ancêtre du cancan était ce qu’on appelait le chahut. Descendante du quadrille, la danse était un galop exécuté en couple dans les bals et cabarets. Le chahut était très mal vu par les autorités et les défenseurs de la morale traditionnelle. Le quadrille, une danse formelle, ne laissait pas de place pour l’improvisation donc les hommes ont décidé de faire cavalier seul et de se permettre quelques minutes d’anarchie. Ensuite les femmes leur ont emboîté le pas et ont participé, elles aussi, à cette débauche. Le cancan est né. Vive la Révolution!

C’était au début du XXe siècle que l’hymne du French Cancan a été utilisé pour la première fois dans un cabaret : le célèbre galop infernal de Jacques Offenbach, tiré de l’opéra bouffe Orphée aux EnfersPourquoi le nom cancan? La danse rappelait le dandinement des canards qui font coincoin!

Le cinéma a souvent rendu hommage au cancan. On se rappelle French Cancan de Jean Renoir (1954) et Moulin Rouge de Baz Luhrmann (2001). Mais c’est grace aux peintures d’Henri de Toulouse Lautrec que les cancaneuses de Montmartre et de Pigalle s’exposent dans les musées du monde entier. La goulue était le surnom d’une des stars du cancan pendant les années 1880, immortalisée dans cette affiche.

THE CANCAN PHENOMENON

When you hear the word ‘cancan’, you probably think of the tourist attraction in Parisian cabarets and

music halls such as the Moulin Rouge or the Folies Bergère. For many tourists, particularly during the first half of the twentieth century, it was an unmissable part of their stay in Paris. But the cancan was originally a street dance.

The cancan’s ancestor was what was called the ‘chahut’ (row, racket, bedlam). A descendant of the quadrille, it was a gallop danced in couples in dance halls and cabarets. The authorities took a pretty dim view of it as did defenders of traditional morals. The quadrille, a formal dance, didn’t allow for any improvisation, so the men decided to go it alone and to allow themselves a few minutes of anarchy. Then the women followed suit and joined in the debauchery. The cancan was born. Long live the Revolution!

It was at the beginning of the twentieth century that the theme tune of the French Cancan was used for the first time in a cabaret: the famous infernal gallop by Jacques Offenbach, taken from the comic opera ‘Orpheus in the Underworld’. Why is it called the cancan? The dance reminded people of ducks waddling and quacking (faire coincoin)!

Cinema has often paid tribute to the cancan. You may remember Jean Renoir’s ‘French Cancan’ (1954) and Baz Luhrmann’s ‘Moulin Rouge’ (2001). But it’s thanks to Henri de Toulouse Lautrec’s paintings that the cancan dancers of Montmartre and Pigalle can be seen in museums the world over. ‘La goulue’ (the glutton) was the nickname of one of the cancan stars of the 1880s, immortalised in this poster.