QU’EST-CE QU’UN GRENELLE?

septembre 7, 2020

Rien à voir avec les grenouilles! Selon le dictionnaire en ligne Reverso, c’est un débat multipartite, normalement suivi d’un accord supposé résoudre des problèmes importants à l’échelle du pays. Pas de pression alors …

Le mot Grenelle remonte aux événements de mai 1968. Face à l’agitation sociale et aux grèves qui paralysaient le pays, le Premier ministre Georges Pompidou a organisé une réunion au ministère du Travail, rue de Grenelle à Paris. Après 25 heures de pourparlers, les négociations ont abouti à l’augmentation du SMIG (salaire minimum interprofessionnel garanti) de 25% et d’autres salaires de 10%. Il a aussi été convenu que le temps de travail devait passer progressivement à 40 heures par semaine.

C’est à partir des années 1980 que le mot Grenelle est entré dans le langage courant, et surtout depuis le célèbre Grenelle de l’environnement en 2007 qui a réuni des politiques et des ONG (organisations non gouvernementales) pour chercher des solutions en matière d’écologie. Avec le recul, et étant donné la situation actuelle, on doit avouer que, malgré les 450 articles de loi qui en ont résulté, ce n’était pas une grande réussite. Certains disent même que ce n’était que de la parlote, une farce de pseudo-accords avec les pollueurs.

À quelques jours du déconfinement, dans « Le Monde », Nicolas Hulot, l’ancien ministre de la transition écologique et solidaire, a proposé la création d’un Grenelle permettant de définir un « nouveau modèle économique et démocratique ».

En septembre 2019 un Grenelle des violences conjugales a eu lieu à Matignon pour essayer d’enrayer ce phénomène qui avait déjà fait plus de 100 morts en 2019. Depuis le début du confinement, les violences domestiques ont fortement augmenté. Reste à voir si ce Grenelle aura plus de succès que certains des précédents. Pour une émission qui fait le bilan un an après le lancement du grenelle: https://www.franceinter.fr/violences-conjugales-quel-bilan-un-an-apres-le-lancement-du-grenelle#xtor=EPR-5-[Meilleur03092020]

WHAT IS A GRENELLE?

Nothing to do with frogs! According to the Reverso online dictionary, it’s a cross party debate, usually followed by an agreement which is supposed to solve big problems on a countrywide scale. No pressure then …

The word ‘Grenelle’ dates back to the events of May 1968. In the face of social unrest and the strikes which were paralysing the country, the prime minister Georges Pompidou organised a meeting at the Ministry of Employment in the rue de Grenelle in Paris. After 25 hours of talks, the negotiations resulted in a 25% increase in the minimum wage and 10% for other salaries. It was also agreed that working hours would gradually be reduced to 40 per week.

It was in the nineteen eighties that the word ‘Grenelle’ entered common parlance and especially after the famous ‘Environment Grenelle’ in 2007 which brought together politicians and NGOs (non governmental organisations) to look for ecological solutions. Looking back and given the current situation, you have to admit that, despite the 450 pieces of legislation which came out of it, it wasn’t a huge success. Some people even say that it was just a talking shop, a farce of pseudo agreements with polluters.

A few days before the lifting of the lockdown, in ‘Le Monde’ newspaper, Nicolas Hulot, former minister for ecological and inclusive transition, proposed the creation of a Grenelle in order to define a “new economic and democratic model”.

In September 2019, a domestic abuse ‘Grenelle’ took place at Matignon (the prime minister’s official residence) to try to rein in this phenomenon which had already caused more than a 100 deaths in 2019. Since the start of the lockdown, domestic violence has greatly increased. It remains to be seen if this ‘Grenelle’ will be more successful than some of its predecessors. For a programme which makes an assessment a year after the launch of the ‘Grenelle’: https://www.franceinter.fr/violences-conjugales-quel-bilan-un-an-apres-le-lancement-du-grenelle#xtor=EPR-5-[Meilleur03092020]


TOUT LE MONDE DESCEND!

avril 1, 2014

Non, ce n’est pas une blague, un poisson d’avril. La débâcle des élections municipales pour le parti socialiste a abouti à l’arrivée au pouvoir de Manuel Valls. Il n’est pas encore la tête d’affiche – ce rôle appartient toujours à François Hollande – mais le nouveau venu à Matignon attend en coulisses.

Né en Espagne et naturalisé Français, l’ancien maire d’Évry est l’homme le plus à droite des gauchistes et un homme politique populaire. Un Tony Blair à la française.

La participation au gouvernement des verts est en question après le départ des deux ministres écologistes, Cécile Duflot et Pascal Canfin, au moment où un nouveau rapport des Nations Unies souligne en termes décisifs les dangers auxquels notre planète fait face grâce au changement climatique.

Cependant, au même moment, la ville de Grenoble, avec ses 156 000 habitants, devient ‘un laboratoire de la transition écologique’ avec l’élection dimanche d’Éric Piolle, le premier maire écologiste d’une grande ville française.

Tout nouveau, tout beau ? Selon le journal L’Humanité, le nouveau Premier ministre ‘rassure la droite, inquiète la gauche et froisse les écologistes’. L’avenir nous le dira.    

manuel walls

ALL CHANGE!  

No, it’s not a joke for the first of April. The socialist party’s collapse in the local elections has led to Manuel Valls’ arrival in power. He’s not got the lead role yet – this still belongs to François Hollande – but the new prime minister is waiting in the wings.  

Born in Spain and a naturalised Frenchman, the former mayor of  Évry is the furthest to the right of the left wingers and a popular politician. A French Tony Blair.  

The participation of the greens in government is in question after the departure of two green ministers, Cécile Duflot and Pascal Canfin, at the moment when a new report from the United Nations stresses in decisive terms the dangers faced by our planet because of climate change.  

And yet, at the same moment, the town of Grenoble, with its 156,000 inhabitants, is becoming ‘a laboratory for ecological transition’ with the election on Sunday of Éric Piolle, the first green mayor of a large French town.  

A new broom sweeps clean ?According to the newspaper ‘Humanity’, the new prime minister is ‘reassuring the right, worrying the left and offending the greens’. Time will tell.