C’EST UNE BONNE PLANQUE!

septembre 16, 2019

Il y en a qui ont de la veine. Il semble que, si vous êtes fonctionnaire en France, vous avez un emploi à vie, parfois même sans devoir travailler.

Le journal Midi Libre a dévoilé le cas d’un fonctionnaire à Pérols dans l’Hérault qui reçoit son salaire depuis douze ans sans rien faire.

L’employé a travaillé pendant 18 ans à la mairie, mais suite à un litige avec l’équipe municipale, comme le prévoit la loi, le cadre en question a été rattaché au centre de gestion de la fonction publique de l’Hérault qui devait lui trouver un nouveau poste. Mais ça fait déjà 12 ans sans qu’une solution se présente: le cadre reste sans affectation. En attendant, son salaire doit être payé à 75% par son ancien employeur et à 25% par le centre de gestion. On estime que la situation a coûté 483 000 euros à la ville.

Le maire, Jean-Pierre Rico, est prêt à aller jusqu’à la plus haute juridiction pour régler la situation. Selon lui, la commune n’est pas isolée car une trentaine d’agents privés d’emploi depuis 1990 sont toujours au registre des effectifs du centre de gestion.

Je trouve ça plus qu’ubuesque” a-t-il dit, “c’est du grotesque le plus total … la loi, en l’occurrence, est absurde”.

NICE WORK IF YOU CAN GET IT!

Some people have all the luck. Apparently, if you’re a civil servant in France, you’ve got a job for life, sometimes without even having to work.

The newspaper Midi Libre has revealed the case of a civil servant in Pérols in the Hérault who’s been being paid for twelve years without doing anything.

The employee worked at the town hall for 18 years, but following a dispute with the municipal team, as stipulated by the law, the executive in question was transferred to the administrative centre of the Hérault civil service, which was supposed to find him a new job. But it’s been 12 years without a solution being found: the manager remains without a posting. Meanwhile, 75% of his salary has to be covered by his former employer and 25% by the administrative centre. It’s estimated that the situation has cost the town 483,000 euros.

The mayor, Jean-Pierre Rico, is prepared to go to the highest appeal court in order to settle the matter. According to him, the commune is not alone as around 30 people who’ve lost their jobs since 1990 are still on the payroll of the administrative centre.

I find this beyond ludicrous” he said “it’s totally grotesque … the law, in this case, is absurd”.


MAIRIE OU HÔTEL DE VILLE ?

mai 21, 2013

Je me suis souvent demandé pourquoi il existe en français deux mots pour ‘town hall’ : la mairie et l’hôtel de ville.

Selon le dictionnaire Larousse en ligne, ce sont des synonymes. Dans la pratique, il semble que l’on dit souvent hôtel de ville dans une commune de taille importante, c’est-à-dire dans une ville,  et plutôt mairie dans un village. Peut-être ça dépend aussi de l’ambition du maire.

Il paraît qu’en Belgique d’habitude on dit hôtel de ville. Quand la commune n’a pas le statut de ville, on parle de maison communale.

Enfin bon, même si ce n’est pas toujours un bâtiment impressionnant, on y trouve toujours des symboles républicains, tels qu’un portrait officiel du Président de la République, un buste de Marianne ou un drapeau tricolore.

Montpezat dans le Lot-et-Garonne ne compte que 648 habitants, mais ne semble pas savoir comment dénommer ce lieu où siègent les élus de l’administration communale. Donc on répartit les risques, comme la photo démontre.

MAIRIE OU HÔTEL DE VILLE

I’ve often wondered why there are two words in French for ‘town hall’: the  ‘mairie’ and the hôtel de ville.

According to the Larousse online dictionary, they are synonyms. In practice, it seems that ‘hotel de ville’ is often used in a large commune, i.e. in a town, and ‘mairie’ in a village. Perhaps it also depends on how ambitious the mayor is.

Apparently in Belgium, they usually say ‘hôtel de ville’. If a commune doesn’t have town status, they call it the ‘maison communale’.

Anyway, even if it isn’t always an impressive-looking building, there are always some symbols of the republic, such as an official portrait of the President of the Republic, a bust of Marianne or a red, white and blue flag.

Montpezat in the Lot-et-Garonne has only 648 inhabitants, but doesn’t seem to know what to call the place where the commune’s elected officers meet. So, they’re hedging their bets, as the photo shows.