JE T’AIME – L’HISTOIRE DE LA CHANSON FRANÇAISE

mai 22, 2015

Depuis les cabarets des années trente jusqu’aux artistes contemporains, cette histoire abrégée de la chanson française diffusée récemment par la BBC va vous plonger dans un bain de nostalgie.

L’émission est racontée par la chanteuse anglaise Petula Clark qui chantait très souvent des chansons françaises y compris des chansons de Jacques Brel et de Serge Gainsbourg.

Quelle est la grande différence entre la chanson populaire anglaise et française ? Selon la plupart des personnes interviewées pendant le programme, c’est l’importance des paroles par rapport à la musique et l’émotion que les chanteurs y consacrent. Pour citer la phrase célèbre d’Édith Piaf : ‘Je veux faire pleurer les gens, même quand ils ne comprennent pas mes mots.’

Si vous avez raté l’émission, c’est disponible sur BBC iplayer jusqu’au 17 juin. À ne pas manquer !

Mon site web : www.saliannefrenchfocus.com

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I LOVE YOU – THE HISTORY OF FRENCH SONG

From the cabarets of the nineteen thirties to contemporary artists, this potted history of French song recently broadcast by the BBC will plunge you into nostalgia.

The programme is related by the English singer Petula Clark who often used to sing French songs including songs by Jacques Brel and Serge Gainsbourg.

What’s the big difference between English and French popular music? According to most of the interviewees during the programme, it’s the importance of the lyrics as opposed to the music and the emotion which the singers put into them. Édith Piaf famously said: ‘I want to make people cry, even if they don’t understand my words.’

If you missed the programme, it’s available on BBC iplayer until 17 June. Not to be missed!

My website : www.saliannefrenchfocus.com

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LA MADELEINE

décembre 2, 2014

Qu’est-ce que ça signifie pour vous le mot madeleine ?

Si vous êtes amateur de Proust, vous savez que c’est un petit gâteau qui déclenchait des réminiscences d’enfance chez le narrateur du roman  Du côté de chez Swann. Je portai à mes lèvres une cuillerée du thé où j’avais laissé s’amollir un morceau de madeleine’ est une des phrases les plus connues de la littérature française. C’est décevant de découvrir que les brouillons du roman révèlent qu’à l’origine c’était une tranche de pain grillé qui a été trempée dans le thé.

Cette spécialité pâtissière traditionnelle lorraine en forme de coquillage est originaire de Commercy. Au début du XXe siècle, des vendeuses de madeleines portant de grands paniers d’osier circulaient en gare de Commercy en criant les noms des fabriques et en essayant de vendre le maximum de boîtes de madeleines, un spectacle coloré et bruyant.

Symbole de convivialité, la madeleine est souvent présente au goûter des enfants ou à la pause-café en entreprise. On les retrouve en Espagne, où elles auraient été apportées par les Français lors des pèlerinages à Saint Jacques de Compostelle.

Mais attention, Madeleine a beaucoup d’incarnations. La Madeleine est une église catholique célèbre dans le VIIIe arrondissement de Paris. Madeleine est aussi une station du métro parisien des lignes 8, 12 et 14, un village troglodytique en Périgord et une belle chanson de Jacques Brel.

madeleines new MADELEINE

What does the word ‘madeleine’ mean to you ?

If you’re a lover of Proust, you know that it’s a little cake which triggered memories of childhood in the narrator of the novel ‘Du côté de chez Swann’. ‘I brought to my lips a spoonful of tea in which I had dunked a piece of madeleine’ is one of the most famous phrases in French literature. It’s disappointing to find out that early drafts of the novel showed that originally it was a piece of toast which was dunked in the tea.

This traditional speciality cake from the Lorraine in the shape of a shell came from Commercy. At the beginning of the twentieth century, madeleine sellers carrying large wicker baskets walked  around Commercy station calling out the names of the factories and trying to sell as many boxes of madeleines as possible, a colourful and noisy spectacle.

A symbol of conviviality, madeleines are often eaten by children at teatime or at company coffee breaks. They’re also found in Spain, apparently taken there by French people taking part in the pilgrimage to Saint Jacques de Compostelle.

But be careful, Madeleine has a lot of incarnations. La Madeleine is a famous catholic church in the eighth arrondissement’ of Paris. Madeleine is also a Paris metro station on lines 8, 12 and 14, a cave-dwellers village in the Dordogne and a beautiful song by Jacques Brel.

 


JEAN JAURÈS, HOMME DE PAIX

août 1, 2014

Si vous avez déjà visité la France, vous avez certainement vu des rues, des places, des écoles et des stations de métro qui tiennent le nom de Jean Jaurès.

Le 31 juillet 1914, sur la terrasse du Café Le Croissant, 146 rue Montmartre, Jaurès dinait avec les rédacteurs du journal L’Humanité qu’il avait fondé dix ans avant. Le 31 juillet 2014, le centenaire de sa mort, on a posé des couronnes au café qui existe toujours, lieu de son assassinat par Raoul Villain à la veille du déclenchement de la première Guerre Mondiale.

Ce républicain modéré, devenu socialiste, est un des hommes politiques français les plus célèbres. Il défendait les droits des travailleurs et était le champion de la cause des mineurs grévistes de Carmaux. À côté de Zola, il était un partisan important de Dreyfus.*

Mais par-dessus tout, il était antimilitariste et s’est mis en quatre pour empêcher le conflit. Il a essayé d’organiser des grèves afin d’essayer de forcer les gouvernements de se retirer du bord de la guerre. Quelques heures après sa mort, l’Allemagne a déclaré la guerre à la Russie et, le 2 août, à la France.

De nos jours, des politiques de toutes convictions s’approprient le nom de Jaurès. Il figure dans de nombreux films et chansons, notamment Jaurès de Jacques Brel.

*Voir mon article L’Affaire Dreyfus du 28/05/13 dans l’archive ‘Culture’

 

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JEAN JAURÈS, MAN OF PEACE

If you’ve ever visited France, you’re bound to have seen streets, squares, schools and metro stations named after Jean Jaurès.

On 31 July 1914, on the terrace of the Le Croissant café, 146 rue Montmartre, Jaurès was having dinner with the editors of the newspaper L’Humanité which he’d founded ten years before. On 31 July 2014, people laid wreaths at the café which still exists, on the spot where he was assassinated by Raoul Villain on the eve of the outbreak of the first World War.

This moderate republican, who became a socialist, is one of France’s most famous politicians. He defended workers’ rights and championed the cause of striking miners in Carmaux. Alongside Zola, he was a prominent supporter of Dreyfus.*

But above all, he was anti-war and bent over backwards to prevent conflict. He tried to organise strikes in order to force governments to pull back from the brink of war. A few hours after his death, Germany declared war on Russia and, on 2 August, on France.

Nowadays, politicians of all colours appropriate his name. He features in numerous films and songs, notably Jacques Brel’s ‘Jaurès’.

*See my article L’Affaire Dreyfus of 28/05/13 in the ‘Culture’ archive