LES AGRICULTEURS BIO SE METTENT EN ROGNE

juillet 15, 2019

La fédération nationale de l’agriculture biologique (FNAB) en France vient d’adresser une pétition au ministre de l’Agriculture pour dénoncer la culture sur le sol français de légumes et fruits bio dans des serres chauffées au fioul.

Les agriculteurs bio se révoltent parce que l’empreinte écologique spectaculaire de cette méthode de culture n’a rien à voir avec le bio et ne peut pas prétendre être écologiquement responsable. Comment réduire l’usage d’energies fossiles en permettant cette pratique? Ça risque de mettre en doute tout le secteur. Selon la FNAB, la production doit rester de saison.

La tomate, membre de la famille Solanacée, originaire de l’Amérique du Sud, est devenue incontournable dans la gastronomie française, surtout dans le Midi. Il y a des milliers de variétés avec deux formes principales: rondes ou allongées. Ça se mange crue ou cuite, à l’apéritif, en salade, dans des plats de toutes sortes et, pour les tomates cerises, même comme des bonbons. Pour le meilleur goût, choisissez les variétés anciennes.

Renoncer aux tomates en hiver? C’est un geste écologique facile. Tout vient à point à qui sait attendre, comme dit le géant Pantagruel de Rabelais. Et, croyez-moi, quand les premières tomates locales arrivent, vous allez vous régaler.

ORGANIC FARMERS GETTING HOT UNDER THE COLLAR

The National Organic Growers Association (FNAB) in France has just sent a petition to the Minister of Agriculture denouncing the cultivation on French soil of organic vegetables and fruit in oil-heated greenhouses.

Organic farmers are revolting because the spectacular ecological footprint of this cultivation method has nothing to do with organics and can’t claim to be eco-responsible. How can we reduce the use of fossil fuels if this practice is allowed? It risks calling the whole sector into question. According to the FNAB, production must remain seasonal.

The tomato, a member of the Solanaceae family, originating in South America, has become a firm favourite of French cuisine, particularly in the south of France. There are thousands of varieties with two main shapes: round and elongated. They can be eaten raw or cooked, with an aperitif, in salads, in all kinds of dishes and, for cherry tomatoes, even like sweets. For the best flavour, choose heritage varieties.

Give up tomatoes in winter? It’s something you can easily do for the environment. Everything comes at the right time to he who waits, as Rabelais’ giant Pantagruel says. And, believe me, when the first local tomatoes arrive, you’ll have a delicious treat.

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LE JOUR DU DÉPASSEMENT

août 15, 2016

On vient de dépasser le jour du dépassement. Selon l’ONG écologiste Global Footprint Network, lundi dernier on aurait dépassé la capacité annuelle de la planète de soutenir l’humanité, qui compte actuellement sept milliards trois cents millions de personnes. Si le monde entier avait la même empreinte écologique que les habitants des États-Unis, il nous faudrait six planètes, la même empreinte que l’Europe, il nous en faudrait trois.

Et plus inquiétant encore, c’est que ce jour du dépassement arrive chaque année de plus en plus tôt. En 2011, la date-clé était le 25 septembre, en 2005 le 20 octobre et en l’an 2000 le 1er novembre. Le suicide de l’humanité semble être en plein vol.

Certains accusent Global Footprint Network d’alarmisme et contestent leurs statistiques et méthodologies. D’autres les couvrent d’éloges d’avoir eu le courage de signaler le problème. Il est indéniable que vivre au-dessus de ses moyens entraîne toujours de mauvaises conséquences et des résultats inattendus. Faire face à ce scénario apocalyptique ne sera pas facile, mais les générations futures vont s’en vouloir à nous si on ne fait rien pour limiter la population de la terre, notre consommation excessive et notre façon de nous nourrir.

Devrait-on pécher par excès de prudence? Nous baser sur le principe de précaution? Ou vaut-il mieux faire fi de toute prudence, croiser les doigts et s’en remettre à la technique de trouver des solutions qui sauveront la planète. À nous de décider …

 

 

OVERSHOOT DAY

We’ve just gone past ‘overshoot day’. According to the environmental NGO ‘Global Footprint Network’, last Monday we are said to have exceeded the planet’s annual capacity to sustain humanity, which now numbers seven billion three hundred million people. If the whole world had the same ecological footprint at the inhabitants of the United States, we’d need six planets, the same footprint as Europe, we’d need three.

Most worryingly of all is that this ‘overshoot day’ is coming earlier and earlier every year. In 2011, the key date was 25 September, in 2005 20 October and in the year 2000 1st November. Humanity’s suicide seems to be in full flight.

Some people are accusing Global Footprint Network of alarmism and dispute their statistics and methodologies. Others heap praise on them for having the courage to point out the problem. There’s no denying that living beyond your means always entails bad consequences and unexpected outcomes. Facing up to this apocalyptic scenario won’t be easy, but future generations will hold it against us if we do nothing to limit the earth’s population, our excessive consumption and our way of eating.

Should we err on the side of caution? Adopt the precautionary principle? Or would it be better to throw caution to the winds, cross our fingers and rely on technology to find the solutions to save the planet? It’s up to us to decide …