DES CROISSANTS OU DÉCROISSANCE?

juin 19, 2017

Est-ce que les croissants et la décroissance s’excluent l’un l’autre? Bien sur que non. Même si on oubliait ce saint-graal de tous les gouvernements, le maintien d’un taux de croissance économique positif, il y aurait toujours une place réservée aux croissants dans un brunch anglais, comme dans un brunch français. Et aux pains au chocolat d’ailleurs.

Kenneth Boulding (1910-1993), Président de l’American Economic Association, a dit «Celui que croit que la croissance peut être infinie dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste.»

Nous sommes tous coupables d’être sous l’influence du jargon des économistes. Mais pourquoi on entend parler si rarement dans les médias des alternatives à la croissance économique à l’infini? Le mot ‘degrowth’ ne se prononce presque jamais en anglais.

Le mouvement français de décroissance gagne en puissance avec même un parti politique Parti pour la Décroissance. Ça ressemble un peu au mouvement des Transition Towns en Angleterre. On pense à l’après-pétrole et on essaie de démontrer que le développement durable ne nécessitera pas forcément des sacrifices de la part de Monsieur Tout le monde.

Entretemps, le Guardian du 14 juin prévient que le prix du beurre en France a augmenté de 92 % en un an. C’est peut-être le moment pour de nouvelles recettes ? Espérons qu’on va continuer à manger des croissants quelconques: ça fait du bien le dimanche matin!

CROISSANTS OR DEGROWTH?

Are croissants and ‘décroissance’ (degrowth) mutually exclusive? Of course not. Even if we were to forget about the holy grail of all governments, maintaining an increased rate of economic growth, there would still be a place for croissants at an English brunch or indeed a French one. And for pains au chocolat for that matter.

Kenneth Boulding (1910-1993), President of the American Economic Association, said “Anyone who thinks that growth can be infinite in a finite world is either a madman or an economist.”

We’re all guilty of being influenced by economists’ jargon. But why do the media so rarely talk about alternatives to never-ending economic growth? The word ‘degrowth’ is almost never heard in English.

The French ‘décroissance’ movement is going from strength to strength and now even has its own political party, the Degrowth Party. There’s a certain similarity to the English Transition Towns movement. People are thinking about the post-oil period and are trying to show that sustainable development need not necessarily involve sacrifices for the man in the street.

Meanwhile, the Guardian on 14 June warns that the price of butter in France has gone up by 92% in a year. Perhaps it’s the moment for some new recipes? Let’s hope we keep on eating some sort of croissants: they make you feel good on a Sunday morning!