ANNE ROUMANOFF À LONDRES

décembre 16, 2014

Après presque trente ans de carrière, une des humoristes préférées des Français va se produire sur scène à Londres pour la première fois.  Début janvier, au Shepherd’s Bush Empire, ‘la dame en rouge’  va essayer de se faire aimer du public britannique.

Anne a fait partie de la promo 1986  de Sciences Po (célèbre Institut d’Études Politiques à Paris) avec,  parmi d’autres, les hommes politiques Jean-François Copé et Arnaud Montebourg qui aujourd’hui se trouvent en butte à ses boutades. En même temps qu’elle faisait ses études, elle continuait ses cours de théâtre.

On l’a vu depuis 1987 sur les scènes des cabarets parisiens mais ce sont ses apparitions à la télé depuis 1991 qui l’ont permis de marquer son empreinte sur la scène comique française. Au début, elle jouait souvent des rôles d’andouille et ses thèmes étaient la drague, le mariage, les baby-sitters etc. Mais ces dix dernières années, elle est devenue une chroniqueuse politique rusée et son humour se révèle de plus en plus incisif.

Si vous avez l’occasion, rattrapez-la à Londres le 7 janvier . Sinon, vous pouvez l’entendre faire la barbe aux politiques sur son site web : http://www.anneroumanoff.com/sketches-issus-de-la-scene/

 

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ANNE ROUMANOFF IN LONDON

After a career spanning almost thirty years, one of France’s favourite comedians is taking to the London stage for the first time. At the beginning of January, at the Shepherd’s Bush Empire, the ‘woman in red’ will try to win over the British public.

Anne was a member of the class of 86 at Sciences Po (the famous Institute for Political Studies in Paris) with, amongst others, the politicians Jean-François Copé and Arnaud Montebourg who today find themselves the butt of her jokes. At the same time as she was studying, she kept up her theatre lessons.

She started on the Parisian cabaret stages in 1987, but it was her TV appearances since 1991 which allowed her to make her mark on the French comedy scene. Originally, she often played the role of an idiot and her topics were pick-ups, marriage, babysitters etc. But over the last ten years she’s become an astute political commentator and her humour more and  more trenchant.

If you get the chance, catch up with her in London on 7 January. If not,  you can hear her making fun of politicians on her website:

http://www.anneroumanoff.com/sketches-issus-de-la-scene/


MADE IN FRANCE

mars 21, 2014

Mercredi soir, les téléspectateurs de la chaîne payante Canal+ ont eu l’occasion de voir un documentaire qui pourrait fair flipper les capitaines de l’industrie française. Depuis des mois, les politiques, et surtout Arnaud Montebourg, n’ont que le thème ‘Made in France’ à la bouche (l’ironie du fait que la phrase est en anglais paraît leur échapper). Ce film raconte les expériences du jeune journaliste, Benjamin Carle, qui a décidé de passer une année en n’achetant que des produits 100% français avec un salaire net de 1 800 euros par mois.

Interviewé sur RTL, Benjamin a avoué que cette expérience était un vrai défi, une ‘chasse au trésor’, un ‘casse-tête permanent’ et un boulot à plein temps. Ce qui lui manquait le plus, c’était le café (on en cultive dans les Dom-Tom, mais très peu), un jean, un frigo, un portable, un téléviseur : aucune marque française disponible. Conçue peut-être, assemblée sans doute, mais 100% français ? Même les célèbres Vélibs de Paris ont été fabriqués en Hongrie.

Une brosse à dents de manufacture française, c’était comme chercher une aiguille dans une botte de foin. Une lame de rasoir, la même histoire. Pourtant, le savon de Marseille, il l’a facilement trouvé. Ce retour en arrière à l’époque de la prémondialisation lui a fait beaucoup réfléchir. Le patrimoine industriel français a pratiquement disparu et le savoir-faire français est un lointain souvenir.

Voir mon article ‘Pleyel Baisse le Rideau’ dans l’archive de novembre 2013

Pour faire des progrès en conversation française, regardez et écoutez mon site web : www.saliannefrenchfocus.com

 

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MADE IN FRANCE

On Wednesday evening, viewers of the pay-to-view channel Canal+ were able to see a documentary which may have made the captains of French industry freak out. For months now, politicians, in particular Arnaud Montebourg, have talked of nothing but ‘Made in France’ (the irony of the phrase being in English seems to have escaped them). This film is about the experiences of a young journalist, Benjamin Carle, who decided to spend a year buying only French products on a net salary of 1,800 euros a month.

Interviewed on RTL, Benjamin admitted that the experience was a real challenge, a ‘treasure-hunt’, a ‘permanent headache’ and a full-time job. What he missed most was coffee (it is grown in French overseas territories, but only small amounts), jeans, a fridge, a mobile phone, a television: there were no French brands available. Designed perhaps, assembled for sure, but 100% French? Even Paris’ famous ‘Vélibs’ (bike sharing scheme) were made in Hungary.

Finding a French-manufactured toothbrush was like looking for a needle in a haystack. A razor blade, the same story. However, he had no trouble finding Marseille soap. This return to the pre-globalisation era gave him pause for thought. France’s industrial heritage has virtually disappeared and French know-how is a distant memory.

See my article ‘Pleyel brings down the curtain’ in the archive for November 2013

For help with your French conversation skills, take a look and a listen to my website www.saliannefrenchfocus.com


LE RETOUR DES BONNETS ROUGES

novembre 5, 2013

Voilà l’histoire qui se repète, car le bonnet rouge est redevenu ces dernières semaines le symbole de la contestation bretonne.

En 1675, pendant le règne d’un Louis XIV en guerre contre la Hollande, les bonnets rouges symbolisaient une révolte anti-fiscale déclenchée par une hausse des taxes, surtout sur le papier timbré nécessaire aux actes authentiques. Les bonnets rappellent aussi ceux que portaient les esclaves romains affranchis pour affirmer leur liberté et celui que coiffe Marianne.

Aujourd’hui il s’agit d’un autre Hollande et d’une autre taxe, celle sur les poids lourds. Le ras-le-bol de la fronde bretonne atteint son apogée : même la suspension de l’écotaxe pour une durée indéterminée ne suffit pas et des manifestations fréquentes sont à l’ordre du jour.

Beaucoup des manifestants portent des bonnets rouges, fournis à prix coutant par l’entreprise textile bretonne Armor-Lux, élu emblème du ‘made in France’ par le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg. Un geste solidaire, une provocation, un bon coup de publicité ?

De toute façon, assurez-vous de ne pas confondre ces couvre-chefs avec les bonnets portés par Jacques-Yves Cousteau et l’équipage de son navire d’exploration océanographique pendant les années cinquante, soixante et soixante-dix.

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/963180-bonnets-rouges-offerts-par-armor-lux-une-marque-ne-gagne-rien-dans-une-joute-politique.html

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RETURN OF THE RED BONNETS

History’s repeating itself as, in recent weeks, the red bonnet has once again become the symbol of Breton protest.

In 1675, during the reign of Louis XIV who was at war with Holland, the red bonnets symbolised an anti-tax revolt sparked off by tax increases, especially on the stamped paper which had to be used  for all legal documents.The bonnets are also reminiscent of those worn by liberated Roman slaves to assert their freedom and the cap which Marianne wears.

Today it’s a different Holland and a different tax, on HGVs this time. Dissatisfaction amongst rebellious Bretons is at an all-time high: even the suspension of the ecotax for an unspecified period is not enough and frequent demonstrations are the order of the day.

Many protesters are wearing red bonnets supplied at cost price by the Breton textile manufacturer Armor-Lux, who was named as the emblem of ‘made in France’ by Arnaud Montebourg, the minister for industrial recovery. A gesture of solidarity, a provocation, a publicity stunt?

Anyway, make sure you don’t confuse these titfers with those worn by Jacques-Yves Cousteau and the crew of his underwater exploration vessel during the fifties, sixties and seventies.

 


MADE IN FRANCE

novembre 22, 2012

Les politiques ne semblent pas remarquer l’ironie qui veut que le Salon Parisien récent qui promouvait les produits de l’Hexagone s’est doté d’une appellation anglaise :« Made in France ». Pourquoi pas« Fabriqué en France » ?

Coller le tricolore partout dans les supermarchés, est-ce que ça suffit ? On se demande si le Ministre du Redressement Productif, Arnaud Montebourg, est à la hauteur de son titre grandiose et des espérances des français, étant donné que beaucoup des produits qui sont estampillés français sont assemblés en France, mais fabriqués ailleurs. Alors on ne peut même pas dire qu’il sont 100%  « made in France ».

Le Ministre parle courageusement d’une « troisième révolution industrielle » et sans doute s’efforce d’oublier la une controversée du magazine anglais The Economist de la semaine dernière qui représentait la France comme une bombe à retardement du point de vue économique.

Selon Libé aujourd’hui, dans une étude récente « Nation Goodwill Observer », c’est seulement du point de vue de la créativité culturelle et artistique que la France se trouve, ex aequo avec l’Italie, en tête. Ne me dites pas que le jour de gloire est parti pour toujours ….

 

English: Flag of France Français : Pavillon de...

English: Flag of France Français : Pavillon de la France (Photo credit: Wikipedia)

 

MADE IN FRANCE

The politicians don’t seem to notice the irony of giving a recent Paris salon promoting French products an English name: Made in France. Why not « Fabriqué en France » ?

Is sticking the French flag up in all the supermarkets enough? You can’t help wondering whether the Minister of Industrial Recovery, Arnaud Montebourg, can live up to his grandiose title and the hopes of the French people, given that many products which are labelled  as French are only assembled in France, having been manufactured elsewhere. So you can’t even say that they’re 100% “made in France”.

The Minister talks bravely about a “third industrial revolution” and is doubtless trying to forget the controversial front page of last week’s English magazine “The Economist” which depicted France as an economic time bomb.

According to today’s “Libération”, in a recent “Nation Goodwill Observer” study, it was only for its cultural and artistic creativity that  France came out on top, equal with Italy. Don’t tell me France’s glory days are over ….