UNE PÉRIODE DIFFICILE POUR LES BOUQUINISTES DE PARIS

Selon Jérôme Callais, bouquiniste près du Pont Neuf depuis 30 ans, interviewé récemment par le Guardian, son métier est moins un boulot, plutôt une philosophie de vie. Ces libraires de livres anciens et d’occasion travaillent pour des prunes, mais l’air frais, la liberté, les relations avec les clients réguliers, les contacts avec de parfaits inconnus compensent le maigre revenu.

Les bouquinistes, qui colportent leurs marchandises sur les quais de la Seine depuis le XVIe siècle, comptent à peu près 85 femmes et 125 hommes. La plupart ont plus de 50 ans, 40% plus de 65 ans. Chaque franchise, qui comprend quatre boîtes vertes de 2 mètres, est attribuée par la Mairie de Paris avec une licence de 5 ans. Il n’y a pas de loyer, mais les bouquinistes doivent ouvrir au moins quatre jours par semaine et exercer la profession de libraire. Les babioles et les souvenirs destinés aux touristes étrangers qui ne cherchent pas de bouquins français sont permis dans une de vos quatre boîtes.

Les bouquinistes ont dû confronter beaucoup de problèmes ces dernières années: la concurrence d’Amazon et des liseuses électroniques, les manifs des gilets jaunes et les grèves de transport et maintenant les interdictions de voyager, les confinements et les couvre-feux. On espère que la pandémie ne s’avéra pas le coup de grâce.

Après des journées à zéro vente, un des bouquinistes, David Nosek, a créé un site vitrine sur Internet pour présenter à la vente livres, documents et objets de collection: https://bouquinistesdeparis.com/ Il faut faire contre mauvaise fortune bon coeur.

Entretemps, faute de touristes et d’étudiants, les librairies Gibert Jeune emblématiques du Quartier Latin viennent de mettre la clé sous la porte. C’est la fin d’une époque pour ce haut lieu de jeunesse intellectuelle.

A DIFFICULT TIME FOR PARIS’ SECOND-HAND BOOKSELLERS

According to Jérôme Callais, second-hand bookseller near the Pont Neuf for 30 years, recently interviewed by The Guardian, his profession is less of a job, more a philosophy of life. These sellers of antiquarian and second-hand books work for peanuts, but the fresh air, freedom, relationships with regular customers and contacts with complete strangers make up for the low income.

The booksellers, who have been hawking their wares on the embankment of the Seine since the sixteenth century, number around 85 women and 125 men. Most are over 50, 40% are over 65. Each franchise, which comprises 4 green 2 metre boxes, is assigned by the city of Paris with a 5-year licence. No rent is payable, but the booksellers undertake to open at least four days a week and to trade as booksellers. Trinkets and souvenirs suitable for foreign tourists who aren’t looking for French books can be sold from one of your four boxes.

The booksellers have had to face many problems in recent years: competition from Amazon and e-readers, ‘yellow vest‘ demos and transport strikes and now the travel restrictions, lockdowns and curfews. They’re hoping that the pandemic won’t turn out to be the final straw.

After days without any sales at all, one of the booksellers, David Nosek, set up an Internet shop window to display books, documents and collectibles online: https://bouquinistesdeparis.com/ You have to make the best of a bad job.

Meanwhile, due to a lack of tourists and students, the Gibert Jeune bookshops, landmarks of the Latin Quarter, have just pulled down the shutters for good. It’s the end of an era for this Mecca for intellectual youth.

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