JULIETTE GRÉCO

Cette semaine on pleure la disparition de la grande dame de la chanson française, Juliette Gréco. La chanteuse iconique est morte à l’âge de 93 ans.

L’incarnation musicale du mouvement existentialiste chantait depuis 70 ans. Elle a fait plusieurs tournées mondiales et, aussi incroyable que ça puisse paraître, sa dernière apparition sur scène était en mai 2017.

Vêtue de noir, avec ses mains expressives, son expression attendrissante et sa grosse voix, elle était immédiatement reconnaissable. « Ce dos, cette façon de bouger, je crois que je les reconnaîtrais n’importe où dans le monde » a dit Miles Davis qui l’a aimée mais qui ne l’a jamais épousée pour lui épargner le racisme inévitable de son Amérique natale.

Impossible de ne pas se livrer à du name-dropping en parlant de cette muse du Saint-Germain-des-Prés de l’après-guerre, l’interprète inoubliable de Brel, Gainsbourg, Vian, Prévert, Aznavour et bien d’autres. Selon Sartre “Gréco a des millions dans la gorge, des millions de poèmes qui ne sont pas encore écrits, on en écrira quelques-uns ». La chanteuse qui figure dans “Les Chemins de la Liberté” était basée sur Gréco.

Pendant les années 90, elle était présidente de l’association SOS Saint-Germain-des-Prés, le quartier, a-t-elle déclaré, qui l’avait rendue “commercialisable”.

Pour écouter Jolie Môme, une de ses chansons les plus célèbres, écrite par Léo Ferré: https://www.youtube.com/watch?v=8N-zGVcsW24

JULIETTE GRÉCO

This week we’re mourning the death of the great lady of French song, Juliette Gréco. The iconic singer has died aged 93.

The musical incarnation of the existentialist movement had been singing for 70 years. She made several world tours and, incredible as it may seem, her last stage appearance was in May 2017.

Dressed in black, with her expressive hands, her tender expression and her deep voice, she was immediately recognisable. “That back, that way of moving, I think I’d know them anywhere in the world” said Miles Davis who loved her but never married her in order to spare her the inevitable racism of his native America.

Impossible not to indulge in name-dropping when talking about this muse of post-war Saint-Germain-des-Prés, the unforgettable singer of Brel, Gainsbourg, Vian, Prévert, Aznavour and many others. According to Sartre, “Gréco has millions in her throat, millions of poems which haven’t yet been written, we’ll write some of them”. The singer who featured in his “The Roads to Freedom” was based on Gréco.

In the 90s, she was president of the SOS Saint-Germain-des-Prés preservation association, the district, she declared, which had made her “marketable”.

To listen to “Jôlie Mome” (Pretty Girl), one of her most famous songs, written by Léo Ferré:

Pour écouter Jolie Môme, une de ses chansons les plus célèbres, écrite par Léo Ferré: https://www.youtube.com/watch?v=8N-zGVcsW24

2 Responses to JULIETTE GRÉCO

  1. Gill dit :

    quel travail manuel incroyable!

  2. Mary Green dit :

    Oh what an icon she was. Somehow made all us English types feel so unsophisticated. Off to BHS I went in search of a black sweater to go with Gitanes I was smoking to oh so foolishly try to emulate her. Thank you for the memories, Salianne

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