LES BÉBÉS DÉJÀ ACCROS

avril 23, 2018

Le genre humain est en train d’évoluer. Rien de nouveau. Mais, connecté depuis sa petite enfance, l’homme commence à dépendre du virtuel.

Un enfant sur trois âgés de moins d’un an aurait déjà eu un téléphone portable entre ses mains. Les tout petits jouent à des jeux vidéo et certains savent même passer un coup de fil à mamie.

Mais cette utilisation déréglée des écrans représente un grave danger pour les jeunes enfants: troubles du comportement, de la socialisation et de la communication, retardement de langage, difficultés de concentration et d’apprentissage. Sur les écrans LCD des téléviseurs et des ordinateurs la lumière blanche est filtrée pour ne pas laisser passer la lumière bleue. Mais les smartphones et les tablettes diffusent la lumière bleue et sont donc beaucoup plus nuisibles.

Être accro aux écrans dès le plus jeune âge risque d’empêcher l’enfant d’exprimer ses émotions et ses besoins. Chaque génération connaît un nouveau monde, parfois méconnaissable à ses parents. Mais l’engouement pour l’informatique des bambins d’aujourd’hui, va-t-il signaler la fin de l’humanité telle que nous la connaissons et le début des hybrides hommes-robots?

BABIES ALREADY ADDICTS

The human race is evolving. Nothing new there. But, on line since early childhood, man is beginning to be dependent on virtual reality.

One in three children under the age of one is said to have already handled a mobile phone. Very small children play video games and some even know how to phone granny.

But this unregulated use of screens represents a serious danger for young children: behavioural, social and communication problems, delays in acquiring language, concentration and learning difficulties. On television and computer LCD screens, white light is filtered to stop blue light getting through. But smartphones and tablets diffuse blue light and are therefore much more harmful.

Being addicted to screens from very early years risks preventing a child from expressing its emotions and needs. Every generation experiences a new world, sometimes unrecognisable to its parents. But today’s tiny tots’ infatuation with computers will it mean the end of humanity as we know it and the start of man-robot hybrids?

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LES GRENOUILLES

avril 16, 2018

Certains Anglais ont l’habitude d’appeler les Français des “froggies” (petites grenouilles). La plupart d’entre nous imaginait que le sobriquet devait son existence à la supposée consommation répandue de cuisses de grenouille en France.

En fait, selon un article du Figaro en 2013, des archéologues britanniques qui effectuaient des fouilles au site mégalithique de Stonehenge ont découvert que les Anglais mangeaient des cuisses de grenouilles bien avant les Français, il y a plus de 8000 ans.

Mais c’est sans importance, revenons à nos moutons. Il semble que “les grenouilles” était un surnom donné au petit peuple parisien par les aristocrates. Ces gens se rassemblaient à “La Grenouillère”*, une berge de la Seine en face des Tuileries, un endroit humide et fangeux où on entendait coasser des grenouilles. On y parlait un patois jugé amusant par les aristocrates. Ces derniers se sont réfugiés à Londres lors de la Révolution française et fulminaient contre les “grenouilles” qui avaient pris le pouvoir.

À bon chat, bon rat. Le bifteck a connu un grand succès en Angleterre à partir de la fin du XVIIIe siècle et les Français ont donc assimilé les Anglais à leur plat préféré en les appelant “des rosbifs”.

Les grenouilles et les rosbifs: insultes ou termes d’affection? Ça dépend peut-être de vos prédilections gastronomiques.

*À noter que, de nos jours, aussi bien qu’un lieu fréquenté par les grenouilles, une grenouillère est un habit une-pièce de bébé.

La Grenouillère de Claude Monet

THE FROGGIES

Some English people are in the habit of calling French people “froggies” (little frogs). Most of us thought this nickname came into being because of the supposed widespread consumption of frogs’ legs in France.

Actually, according to an article in the Figaro in 2013, British archeologists who were excavating at the Stonehenge megalithic site discovered that the English were eating frogs’ legs long before the French, 8000 years ago.

But that’s by the by, let’s get back to the subject. It seems that “the froggies” was a nickname given to common French people by aristocrats. These people used to gather at “La Grenouillère”*, a bank of the Seine opposite the Tuileries, a damp, muddy place where you could hear frogs croaking. People there spoke a dialect which the posh people thought was amusing. The aristocrats took refuge in London at the time of the French revolution and railed against the “frogs” who had seized power.

Two can play that game. Beefsteak became very popular in England from the end of the eighteenth century and the French therefore likened the English to their favourite dish by calling them “roast beefs”.

Frogs and roast beefs: insults or terms of affection? Perhaps it depends on your food preferences.

* Note that nowadays, as well as being a place frequented by frogs, une “grenouillère” is a one-piece baby’s sleepsuit.


LES FRIGOS SOLIDAIRES

avril 9, 2018

Que signifie être solidaire? (À ne pas confondre avec solitaire, bien que beaucoup des gens qui ont besoin de solidarité soient en effet solitaires).

En bref, c’est aider quelqu’un à surmonter une difficulté. Comment le faire? Le moyen le plus commun c’est de faire un don à une association. On peut donner de l’argent, mettre des vêtements dans une benne de tri ou donner de la nourriture à une banque alimentaire.

Une nouvelle manière de se montrer solidaire vient de voir le jour à Paris avec l’arrivée du premier frigo solidaire. Une jeune restauratrice parisienne, Dounia Mebtoul, a installé le frigo solidaire devant son resto La cantine du 18e.

L’idée est basée sur le modèle berlinois. À l’aide d’Identités Mutuelle, elle a mis un frigo libre-service sur le trottoir où chacun peut déposer ou prendre de la nourriture gratuitement et quand bon lui semble. Elle espère que l’idée va vite prendre de l’élan pour aider les sans-abri et les plus démunis et pour contribuer à une réduction du gaspillage alimentaire en même temps.

Les produits acceptés sont les fruits et légumes, les produits secs, les produits sans date de péremption affichée, des produits avec une DLC* non dépassée et encore emballés et des produits avec DLUO**, y compris raisonnablement dépassée. Les plats cuisinés maison, les produits déjà entamés, l’alcool, la viande et les poissons sont exclus.

* DLC = Date limite de consommation   ** DLUO = Date limite d’utilisation optimale

SOLIDARITY FRIDGES

What does it mean to show solidarity? (Not to be confused with solitary, although a lot of people who need solidarity are in fact on their own).

In a nutshell, it’s helping someone to overcome a difficulty. How to do it? The most common method is by donating to a charity. You can give money, put clothes in a clothes bank or give food to a food bank.

A new way of showing solidarity has recently emerged in Paris with the arrival of the first solidarity fridge. A young Parisian restaurant restaurant owner, Dounia Mebtoul, has installed a solidarity fridge outside her restaurant ‘La cantine du 18e’. (The 18th arrondissement canteen).

The idea is based on the Berlin model. With the help of ‘Identités Mutuelle’ (a health insurance company), she’s put a self-service fridge on the pavement where anyone can deposit or take away food for free in their own time. She hopes the idea will quickly gather momentum to help the homeless and the least well-off and to contribute to a reduction in food waste at the same time.

Products accepted are fruit and vegetables, dry goods, products with no sell-by date necessary, products before their use-by date* and products with best-before* dates, including those not long past the date. Home-made dishes, products already opened, alcohol, meat and fish are not allowed.

* DLC = Use-by date   ** DLUO = Best before date


FAIRE SES COURSES EN VRAC

avril 2, 2018

On a beaucoup parlé récemment de la première allée de supermarché sans plastique de la chaîne néerlandaise Ekoplaza. Mais certains magasins français sont passés avant, comme le magasin La Recharge à Bordeaux et la chaîne Day by Day, qui compte déjà une bonne trentaine de magasins dans l’Hexagone.

Faire ses courses en vrac est devenue la nouvelle tendance qui aide à diminuer ses émissions de CO2. On y va équipé de ses propres contenants: bouteilles, bocaux, sacs, boîtes. Ce petit effort de logistique semble être bien accepté par les clients doués de raison. Une fois qu’on s’y est habitué, ça ne pose pas de problème.

Tout se vend au poids, donc on peut acheter le juste nécessaire et éviter le suremballage. Quand on réalise que la France jette 5 millions de tonnes d’emballages chaque année, dont seulement 37% sont recyclés, et que le gaspillage alimentaire annuel en France s’élève à quelque 10 millions de tonnes, on se rend compte de l’énormité du problème. Le site Internet de l’épicerie La Recharge explique bien la situation: http://www.la-recharge.fr/

Acheter sans plastique est un geste écoresponsable facile à faire et qui est bon aussi pour votre porte-monnaie.

SHOPPING WITHOUT PACKAGING

There’s been a lot of talk recently about the first plastic-free supermarket aisle in the Dutch chain Ekoplaza. But some French shops are ahead of the game, such as the ‘La Recharge’ (The Refill) shop in Bordeaux and the ‘Day by Day’ chain, which already has some thirty odd shops in the Hexagon (France).

Shopping without packaging has become the new trend which helps to lower your CO2 emissions. You go equipped with your own containers: bottles, jars, bags, boxes. This small logistical effort seems to be acceptable to thinking customers. Once you’ve got used to it, there’s no problem.

Everything is sold by weight, so you can buy just the amount you need and avoid overpackaging. When you think that France disposes of 5 million tonnes of packaging every year, of which only 37% is recycled, and that annual food waste in France is reaching some 10 million tonnes, you realise the enormity of the problem. The website of the ‘La Recharge’ website explains the situation very well: http://www.la-recharge.fr/

Buying without plastic is a green action which is easy to take and which is also good for your purse.