ALLÔ VOISINS

août 28, 2017

C’est simple comme bonjour. Si vous avez besoin d’un service ou d’un objet, vous créez gratuitement un compte chez www.allovoisins.com, vous postez un message sur le site et vous attendez avec impatience. Quelqu’un va vous répondre?

Du bricolage au baby-sitting, du covoiturage à l’informatique, du matériel de sport au mode enfant, vous aurez une chance de le trouver sur allôvoisins.

C’est le successeur en ligne des SEL (Système d’Échange Local) qui étaient à la mode au dernier changement du siècle. À l’aide d’Internet, ce nouveau réseau de personnes aux vues similaires prêtes à vous dépanner cartonne avec un million de membres.

Créé à Brest en 2013, les gens s’entraident et les amitiés abondent. Emprunter du matériel évite de consommer à outrance et les gens sont contents d’être utiles et de rendre service aux autres. C’est une solution gagnant-gagnant aux problèmes de l’exclusion sociale, du chômage et de l’aliénation.

À noter : le mot « allô » s’emploie presque exclusivement au téléphone.

Lecture complémentaire : «Les monnaies locales » dans l’archive en date du 19 avril 2013

HELLO NEIGHBOURS

It’s as easy as pie. If you need a service or an item, set up your free account on www.allovoisins.com, post a message on the site and wait with baited breath. Will someone reply?

From DIY to baby-sitting, from car sharing to IT help, from sports equipment to baby clothes, you stand a good chance of finding it on “allovoisins”.

It’s the online successor of LETS systems (local exchange trading schemes) which were popular at the turn of the last century. With the help of the Internet, this new network of like-minded people ready to help you out is doing brilliantly with a million members.

Created in Brest in 2013, people help each other and friendships abound. Borrowing equipment avoids over-consumption and people are happy to be of use and do other people favours. It’s a win-win solution to the problems of social exclusion, unemployment and alienation.

Note that the word “allô” is mostly only used on the telephone.

Further reading: “Local Currencies” in the archive dated 19 April 2013

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CINQ FRUITS ET LÉGUMES: ON CONNAÎT TOUS LE SLOGAN

août 21, 2017

Mangez cinq fruits et légumes par jour: on connaît bien le slogan mais le respecter est tout autre chose. Selon une étude du Crédoc* publié récemment, les jeunes Français d’aujourd’hui mangent quatre fois moins de fruits et légumes que leurs grands-parents. Une statistique choquante quand même, surtout étant donné la disponibilité de tant de fruits et légumes délicieux dans nos magasins.

La recommandation de santé publique qui date de 2001 est devenue banale et est souvent ignorée. Une hausse de consommation jusqu’en 2010 a été effaceé par la crise économique.

Seul un quart des Français respecte la consigne de consommer cinq fruits et légumes par jour. Chez les jeunes de 2 à 17 ans, seulement 6% consomment plus que la recommandation et le nombre de petits consommateurs (moins de deux portions quotidiennes) a augmenté à 45%, une vraie fracture alimentaire.

La question éternelle: qu’est-ce que c’est qu’une portion? Deux raisins ou trois petits pois ne valent pas pour une portion! Il vous faut 80-100 g par portion, par exemple une tomate de taille moyenne, une poignée de haricots verts, deux abricots, une banane, un bol de soupe. Plus les végétaux consommés sont diversifiés, mieux c’est.

Quand on considère les conclusions d’une étude britannique publiée dans le Journal of Epidemiology and Community Health qui a constaté une chute de 42% du risque de décès parmi des personnes âgées de plus de 35 ans qui consommaient plus de sept fruits et légumes par jour, c’est une affaire simple.

*Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie

FIVE FRUIT AND VEG: WE ALL KNOW THE SLOGAN

Eat five fruit and vegetables per day: we know the slogan well but obeying it is quite different. According to a study recently published by Crédoc*, young French people today eat four times less fruit and vegetables than their grandparents. It really is a shocking statistic, especially given the availability of so many delicious fruit and vegetables in our shops.

The public health recommendation which dates back to 2001 has become trite and is often ignored. An increase in consumption up until 2010 has been wiped out by the economic crisis.

Only a quarter of French people follow the instructions to eat five fruits and vegetables a day. Amongst young people aged 2 to 17, only 6% eat more than the recommendation and the number of small consumers (less than two portions a day) has increased to 45%, a real food divide.

The eternal question: what constitutes a portion? Two grapes or three peas don’t count as a portion. You need 80-100 g per portion, for example a medium-sized tomato, a handful of green beans, two apricots, a banana, a bowl of soup. The wider the variety of plants eaten, the better.

When you consider the conclusions of a British study published in the Journal of Epidemiology and Community Health which showed a 42% decreased risk of death in people aged over 35 who ate more than seven fruit and vegetables per day, it’s an open and shut case.


LA GRANDE MOTTE

août 14, 2017

Ça vous touche? Ça vous impressionne? Ça vous fait frémir? Aimée et détestée dans la même mesure, La Grande Motte ne laisse personne indifférent.

C’est la station balnéaire phare du programme de développement du tourisme de masse lancé par le général de Gaulle au début des années soixante, afin de retenir en France les touristes attirés par l’Espagne et de diversifier l’économie d’une région trop dépendante de la viticulture.

En avance sur son époque, l’architecte Jean Balladur (ancien élève de Jean-Paul Sartre et cousin de l’ancien premier ministre Édouard Balladur) a créé une ville jardin fondée sur des principes de développement durable.

Il s’est inspiré des pyramides Maya surtout pour l’orientation des immeubles perpendiculairement au littoral, ce qui a doublé le nombre d’appartements avec vue sur mer. Il a aussi fait entrer en jeu le dialogue entre le yin et le yang ou des contraires s’harmonisent.

La ville dédiée au soleil (mais on peut la traverser en restant à l’ombre) a 70% d’espaces verts et une promenade éloignée de toute circulation automobile. 120.000 vacanciers l’occupent en pleine saison, mais les habitants permanents, les Grands-Mottois, ne comptent qu’environ 10.000.

Le nom de Grande Motte a pour origine le domaine viticole qui se situait près de la plus grande dune du coin. La ville est jumelée avec la ville de Hornsea en Angleterre. Est-ce que parmi mes lecteurs et lectrices britanniques quelqu’un habite à Hornsea? La grande mode ou la grande moche? À vous de juger.

LA GRANDE MOTTE (the big mound)

Does it move you? Does it impress you? Does it make you shudder? Loved and hated in equal measure, La Grande Motte always provokes a reaction.

It’s the flagship seaside resort of the mass tourism development programme launched by General de Gaulle at the beginning of the sixties, with the aim of keeping tourists drawn to Spain in France and diversifying the economy of an area too dependent on wine growing.

Ahead of his time, the architect Jean Balladur (former pupil of Jean-Paul Sartre and cousin of the former prime minister Édouard Balladur) created a garden town founded on sustainable development principles.

He got his inspiration from the Maya pyramids, especially the orientation of the apartment blocks perpendicular to the coast, which doubled the number of flats with sea view. He also brought into play the dialogue between yin and yang where opposites are in harmony.

The town dedicated to the sun (but you can walk through it and stay in the shade) has 70% green spaces and a promenade well away from car traffic. 120,000 holidaymakers are there in the high season, but there are only around 10,000 permanent inhabitants, the Grands-Mottois.

The name “Grande Motte” (big mound) originates in the vineyard which was situated near the biggest dune in the area. The town is twinned with Hornsea in England. Is there anyone who lives in Hornsea amongst my British readers? The height of fashion or the height of ugliness? It’s up to you to decide.


À L’ORÉE D’UNE SOCIÉTÉ SANS LIQUIDE?

août 7, 2017

À Stockholm en Suède, impossible de payer pour un ticket de métro en espèces. Les détaillants ont légalement le droit de refuser les pièces et les billets de banque. Même les églises préfèrent recevoir des dons par carte bancaire ou smartphone. On prédit que, d’ici cinq ans, la Suède sera une société sans cash.

Par rapport à la Suède, la France prend du retard: près d’un paiement sur deux est encore réalisé en liquide. Pourtant les autorités ne sont pas portées sur le cash, comme en témoigne la fin des billets de 500 euros et l’interdiction depuis 2015 des transactions en liquide au-delà d’un montant de 1000 euros. C’est le fait que le cash est anonyme et intraçable qui a provoqué ces restrictions.

Les moyens de paiement dématérialisés se multiplient: paiements mobiles, sans contact et sur Internet. Ces types de dispositif sont plutôt pratiques pour les gens bien insérés. Mais pour les SDF qui n’ont ni de compte bancaire ni de smartphone, qui souvent font la manche dans la rue, la disparition du cash serait une catastrophe.

D’accord, les pièces déforment les poches de votre pantalon et glissent sous les coussins du canapé mais on y est quand même drôlement attaché. Jusqu’à présent, le chèque a résisté à la carte bancaire, peut-être le cash va résister encore quelques décennies au smartphone?

Qu’en pensez-vous? Vous vous accrochez au cash ou êtes-vous prêt à dire au revoir aux pièces de monnaie et aux billets de banque?

ON THE CUSP OF A CASHLESS SOCIETY?

In Stockholm in Sweden, it’s impossible to pay for an underground ticket in cash. Retailers are legallly allowed to refuse coins and bank notes. Even churches prefer to receive donations by card or smartphone. It’s predicted that, within five years, Sweden will be a cashless society.

Compared to Sweden, France is dragging its heels: almost one in two payments is still made in cash. However, the authorities aren’t keen on cash, as shown by the withdrawal of 500 euro notes and the 2015 ban on cash transactions over 1000 euros. It’s the fact that cash is anonymous and untraceable which has brought about these restrictions.

Cash-free payment methods are on the increase: mobile phone payments, contactless and on the Internet. These types of device are rather handy for people who are well set up. But for homeless people who haven’t got either a bank account or a smartphone, who are often begging in the street, the disappearance of cash would be a disaster.

OK, coins distort your trouser pocket and slide down the sofa cushions, but we’re still awfully attached to them. So far, the cheque has fought off the bank card, perhaps cash will stand up to the smartphone for a few more decades?

What do you think? Are you still clinging to cash or are you ready to say goodbye to coins and bank notes?