MINITEL

C’est enfoncer des portes ouvertes de dire que Minitel n’arrivait pas à la cheville d’Internet, mais il n’y a aucune raison de le démolir pour ces défauts qui ne sont évidents qu’avec le recul.

Si Minitel est responsable du retard français sur Internet indéniable, les citoyens français étaient à la pointe de la technique dans les années 80 et 90.

Mis en service en 1982, cette petite boîte beige qui nous paraît aujourd’hui ringarde, offrait plus de 20 000 services et infos pratiques et touchait quelque 25 millions de Français. De l’annuaire téléphonique (la plus grande base de données de son temps) à la météo, des opérations bancaires aux réservations de voyage, le terminal distribué gratuitement par l’entreprise d’État France Télecom était au premier plan de la numérisation interactive. Minitel a réalisé son objectif d’informatiser la société française et d’assurer l’indépendance technologique. Un tour de force technique à l’époque, c’était aussi une réussite commerciale.

Saviez-vous qu’il y avait ce qu’on appelait le Minitel Rose? Le numéro 3615 était une espèce de chat en ligne où des hommes payaient pour avoir une “rencontre” avec quelqu’un et taper leurs fantaisies à des filles inconnues, installées pour la plupart dans des centres d’appels. Certains ont dépensé des milliers de francs chaque mois pour ce plaisir littéraire douteux qui semble presque innocent aujourd’hui.

Le grand frère d’Internet avait toujours une durée de vie limitée, une sorte de tremplin entre la civilisation démodée du papier et la connectivité incroyable qui suivrait. Après 30 ans d’existence, Minitel a définitivement raccroché en 2012.

 

MINITEL

It’s a statement of the obvious to say that Minitel wasn’t a patch on the Internet, but that’s no reason to pull it to pieces for its shortcomings which are only evident with the benefit of hindsight. If Minitel is responsible for the French being undeniably behind in Internet terms, French citizens were at the forefront of technology in the 80s and 90s.

Made available in 1982, this little beige box which seems naff to us today, offered over 20,000 services and practical information and reached some 25 million French people. From the phone book (the biggest database of its time) to the weather forecast, from banking operations to holiday bookings, the terminal, which was distributed free by the state-owned France Télécom, led the way in digital interactive technology. Minitel achieved its aim of computerising French society and ensuring technological independence. A technical tour de force at the time, it was also a commercial success.

Did you know that there was what was known as the Pink Minitel? The number 3615 was a sort of online chat service where men paid to “date” someone and to type their fantasies which they sent to unknown girls, mostly installed in call centres. Some people spent thousands of francs a month for this dubious literary pleasure which seems almost innocent today.

The Internet’s big brother was always going to be shortlived, a sort of stepping stone between the old-fashioned paper civilisation and the incredible connectivity which would follow. After 30 years of existence, Minitel finally hung up for the last time in 2012.

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