UNE QUESTION ÉPINEUSE

Une question épineuse est sur toutes les lèvres à Colombes, une commune du département des Hauts-de-Seine dans la banlieue nord-ouest de Paris: est-ce que la supérette Good Price est communautariste et devrait-elle voir son bail résilié?

La supérette est accusée d’être “sélective”. Elle ne vend ni alcool, ni porc, et 95% de l’offre de viande est halal. Le bailleur social municipal a demandé au gérant de vendre de l’alcool et de la charcuterie “pour répondre aux attentes de la population du quartier, vieillissante, qui ne peut pas forcément se rendre jusqu’au Leclerc”. Le responsable se défend et cite des raisons de commerce et de sécurité.

L’affaire doit être examinée par le tribunal en octobre. Entretemps, les habitants du quartier populaire, pour la plupart logés dans d’immenses tours beiges, sont divisés. Les uns soutiennent le magasin, les autres se plaignent de ne pas pouvoir se dépanner en alcool localement. Mais il semble qu’il y a la queue certains dimanches, tandis que le locataire précédent, un Franprix, ne trouvait pas assez de clients.

On comprendrait la polémique si le magasin vendait des articles illégaux, mais dans ce cas-ci les autorités devraient-elles avoir le droit de trancher?

A THORNY ISSUE

A thorny issue is on everybody’s lips in Colombes, a borough in the Hauts-de-Seine department in the north-west Paris suburbs: is the ‘Good Price’ mini market ‘encouraging ghettoisation’ and should it have its lease terminated?

The mini market is accused of being “selective”. It doesn’t sell alcohol or pork and 95% of the meat on offer is halal. The municipal social landlord has asked the managaer to sell alcohol and cooked pork meats “to respond to the expectations of the area’s ageing population who can’t necessarily make the trip to Leclerc”. The person in charge is defending himself on business and security grounds.

The case will come before the courts in October. Meanwhile the locals in this working-class area, most of them living in enormous beige tower blocks, are divided. Some support the shop, others complain that there’s no alcohol available locally to tide them over. But apparently there’s a queue some Sundays, whereas the previous tenant, Franprix, didn’t have enough customers.

You could understand the controversy if the shop were selling illegal articles, but in this case should the authorities have the right to decide the issue?

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :