IL FAUT CULTIVER NOTRE JARDIN

C’est une des phrases les plus connues de la langue française, cette déclaration qui termine le roman Candide de l’écrivain-philosophe humaniste Voltaire, publié en 1759.  Le titre alternatif de ce chef d’œuvre est L’Optimiste.

L’usage et le mauvais usage de la citation sont répandus : l’interprétation de la phrase est bien discutable. Certains disent que l’écrivain nous conseillait de nous occuper de notre petit coin et d’ignorer tout ce qui se passe autour de nous, autrement dit, il vaut mieux s’occuper de ses affaires que de critiquer celles des autres. On pourrait même dire qu’il faut s’occuper de ses oignons.

D’autres pensent que Voltaire nous conseillait de travailler, de développer nos qualités personnelles et d’exercer nos talents, si on veut être heureux. On a même détourné le sens vers une obligation de ne jamais perdre de vue ses intérêts, une curieuse ironie qui amuserait sans doute l’auteur.

Il y a beaucoup de références contemporaines dans cette satire que l’on peut considérer comme un rapport sur l’état du monde, puisque Voltaire a situé son histoire parmi les grands titres du jour, notamment le tremblement de terre de Lisbonne en 1755. Selon Julian Barnes, Candide est ‘une rumination sur la nature humaine et les problèmes du libre arbitre’ qui aurait semblé aux lecteurs du dix-huitième siècle comme une BD de nos jours.

Si vous voulez lire Candide, le roman est disponible en version originale gratuitement au site Internet du Projet Gutenberg http://www.gutenberg.org/   Je note aussi qu’une traduction anglaise est disponible à télécharger en version Kindle.

 

voltaire

 

WE MUST CULTIVATE OUR GARDEN

It’s one of the most well-known phrases in the French language, this declaration in the final line of the novel ‘Candide’ by the humanist writer-philosopher Voltaire, published in 1759. The alternative title of this masterpiece is ‘The Optimist’.

The use and misuse of the quote is widespread : its meaning is controversial. Some people say that the author was advising us to look after our own little corner and to ignore what’s going on around us, in other words, it’s better to look after our own affairs than to criticise others. You could even say that we should mind our own business.

Others think that Voltaire was advising us to work, to develop our personal qualities and to exercise our talents, if we want to be happy. The sense of the phrase has even been hijacked to mean we should always have an eye to the main chance, a curious irony which would doubtless amuse the author.

There are a lot of contemporary references in the satire which can be thought of as a report on the state of the world, since Voltaire set his story amongst the headlines of the day, in particular the Lisbon earthquake of 1755. According to Julian Barnes, ‘Candide’ is ‘a rumination on human nature and the problems of free will’ which, to eighteenth century readers, would have seemed like a modern-day strip cartoon.

If you want to read ‘Candide’, it’s available in French for free on the Gutenberg Project websitehttp://www.gutenberg.org/ I also note that an English version is available to download as a Kindle book.

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