UN ÉTRANGER DANS SON PAYS NATAL

Hier, le 7 novembre, était le centenaire de la naissance d’Albert Camus en Algérie. Ce philosophe de l’absurde a trouvé la mort de façon appropriée dans un banal accident de voiture en 1960.

Footballeur prometteur, obligé d’abandonner sa carrière à l’âge de 17 ans après un diagnostic de tuberculose, écrivain, philosophe, pacifiste, journaliste et lauréate du Prix Nobel de Littérature, Camus est sans aucun doute le plus célèbre des pieds-noirs*. Pourtant, il n’y aura pas de commémoration officielle en Algérie ce novembre de celui que la plupart des Algériens considèrent comme colonialiste. L’ironie, c’est que, partout dans le monde, le public ignore tout de l’Algérie, sauf le nom de Camus.

Pour lui, le monde était une cité ou pourraient cohabiter des hommes libres et égaux. À son avis, il n’y avait qu’un seul vrai problème philosophique : le suicide. Juger si la vie vaut ou ne vaut pas la peine d’être vécu, c’est répondre à la question fondamentale de la philosophie.

L’Étranger est probablement son livre le plus accessible, surtout aux étrangers, grâce à sa brièveté et la simplicité de l’intrigue. Comme La Peste, l’histoire se passe dans son pays natal et est souvent considérée comme un hymne à l’existentialisme et à l’aliénation.

*le terme fait allusion au million de colons d’origine européenne vivant en Algérie pendant le mandat français.

 

English: Albert Camus in 1957

Albert Camus en 1957 (Photo credit: Wikipedia)

A STRANGER IN HIS NATIVE LAND

Yesterday, 7 November, was the centenary of the birth of Albert Camus in Algeria. This philosopher of the absurd died fittingly in a banal car accident in 1960.

A promising footballer who had to give up his career aged 17 after TB was diagosed, a writer, philosopher, pacifist, journalist and Nobel prize winner, Camus is undoubtedly the most famous‘ black foot’. And yet there’s no official commemoration this November of someone who most Algerians see as a colonialist. The irony is that, all around the world, people know nothing about Algeria except the name of Camus.

For him, the world was a city where men could live freely and equally. In his view, there was only one real philosophical problem: suicide. Deciding whether life is worth living or not is philosophy’s fundamental question.

‘L’Étranger’ (The Stranger) is probably his most accessible book, particularly for foreigners, thanks to its brevity and the simplicity of the plot. Like ‘La Peste’ (The Plague), the story is set in his native country and is often thought of as a hymn to existentialism and alienation.

*a term meaning “black foot,” used to refer to the one million colonists of European origin living in Algeria during French rule.

 

 

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