LE REMOULEUR QUI PARLE ESPÉRANTO

Villeneuve-sur-Lot est actuellement à la une à cause des mensonges de son député,  Jérôme Cahuzac, mais hier, au marché bio hebdomadaire de la ville, j’ai parlé avec un monsieur bien plus intéressant que les politiques. Il pratiquait l’art perdu de l’affûtage des couteaux.

Ancien plombier, il a cherché un petit boulot qui concorderait avec sa manière de penser. Il a horreur de « la civilisation poubelle » et avait déjà l’habitude de réparer les choses. Il a donc fait l’acquisition de l’équipement nécessaire pour affûter les couteaux et vient au marché bio – lieu de rencontres géniales depuis son début en 1975 – pour faire « une petite animation » et rendre service aux gens dont les couteaux sont émoussés.

Mais sa vraie passion est tout autre : c’est la langue internationale d’Espéranto. Il l’aime pour sa simplicité, sa logique et surtout pour son potentiel de promouvoir l’entente entre les minorités.

Il m’a donné un cours intensif  d’Espéranto, en me racontant l’histoire de sa conception vers la fin du XIXe siècle par Ludwik Lejzer Zamenhof et en m’expliquant la régularité de sa grammaire.

Les verbes se conjuguent très simplement avec une seule terminaison pour le présent, une autre pour le futur et une autre pour le passé. Les genres sont logiques (neutre pour tous les objets, masculin/féminin seulement pour les noms qui ont une qualité intrinsèque de masculinité/ féminité). L’article défini est invariable.

Et si on réformait le français d’une manière semblable, il serait sans doute plus facile à apprendre, mais est-ce que la langue perdrait une partie de sa beauté ? Qu’en pensez-vous ?

 

 

THE ESPERANTO-SPEAKING KNIFE-GRINDER

Villeneuve-sur-Lot is front page news at the moment because of the lies of its MP, Jérôme Cahuzac, but yesterday, at the town’s weekly organic market, I spoke with a man who was much more interesting than the politicians. He was a practitioner of the lost art of knife sharpening.

A former plumber, after he retired he looked for casual work which would fit in with his outlook on life. He hates the throwaway society and repairing things was already second nature to him. So he acquired the necessary equipment for sharpening knives and comes to the organic market – a congenial meeting-place since it started in 1975 – to add interest to the market and to offer his services to people whose knives are blunt.

But his real passion is something else entirely: the international language Esperanto. He loves it for its simplicity, its logic and especially for its potential to promote understanding between minorities.

He gave me a crash course in Esperanto, telling me about the history of its invention towards the end of the XIX century by Ludwik Lejzer Zamenhof  and explaining the regularity of its grammar to me.

Verbs are conjugated very simply with a single ending for the present, one for the future and another for the past. The genders are logical (neuter for all objects, masculine/feminine only for nouns which have an intrinsic masculinity/femininity). The definite article is invariable.

If French were to be reformed along similar lines, people would no doubt find it easier to learn, but would the language lose some of its beauty? What do you think?

 

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